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Guerre au Yémen : l'art comme moyen de résistance

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Guerre au Yémen : l'art comme moyen de résistance

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Depuis trois ans, la guerre fait rage au Yémen. Près de 10 000 personnes ont été tuées et 54 000 autres blessées. La situation est telle que les Nations unies parlent de "la pire crise humanitaire au monde".

Pour protester contre cette guerre dont une partie des armes utilisées est vendue par l'Occident, des artistes yéménites tentent de résister par l'art comme Ahmed Jahaf qui habite à Sanaa, la capitale.

Notre journaliste Wolfgang Spindler s'est entretenu par Skype avec lui.

Wolfgang Spindler : M. Jahaf, merci beaucoup de nous accorder un peu de votre temps. A quoi ressemble le quotidien à Sanaa ?

Ahmed Jahaf : La vie à Sanaa est difficile à expliquer. Les citoyens yéménites vivent sans électricité, sans eau. Il n'y a ni port, ni aéroport. La nourriture est soit absente, soit trop chère.

Wolfgang Spindler : Pouvez-vous nous expliquer votre concept de résistance par l'art visuel ?

Ahmed Jahaf : Je ne pouvais pas rester les bras croisés face à ce qui se passe dans mon pays. La réalité est souvent douloureuse et les gens refusent parfois de la regarder en face, alors j'ai choisi la caricature et les arts graphiques pour véhiculer un message simple et compréhensible par tous.

Wolfgang Spindler : Quelle difficulté peut rencontrer un artiste graphiste quand il veut faire passer une idée avec juste une ou deux créations ?

Ahmed Jahaf : Au début, j'ai connu une difficulté avec l'utilisation de symboles pour représenter certains pays. Mais je n'ai jamais eu l'intention d'insulter un symbole ou un pays. J'ai par exemple utilisé le sabre pour représenter l'Arabie saoudite.**

Wolfgang Spindler : Avez-vous le sentiment que de plus en plus de personnes sont sensibles à la situation de votre pays ?

Ahmed Jahaf : Je reçois beaucoup d'encouragements de la part d'activistes et de médias européens. Je souhaite tous les remercier.

Wolfgang Spindler : M. Jahaf, merci beaucoup de nous avoir accorder de votre temps et bonne chance avec vos œuvres.

Ahmed Jahaf : Merci.

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