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Arménie: les protestations contre le futur Premier ministre prennent de l'ampleur

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Arménie: les protestations contre le futur Premier ministre prennent de l'ampleur

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Les manifestations de protestation prenaient de l’ampleur mardi en Arménie, où le Parlement s’apprêtait à élire l’ancien président Serge Sarkissian au poste de Premier ministre, avec des pouvoirs renforcés.

Dès la matinée, les manifestants ont bloqué l’accès à plusieurs bâtiments gouvernementaux, parmi lesquels le ministère des Affaires étrangères, le Service des impôts et la Banque centrale en plein centre d’Erevan, la capitale, secouée depuis cinq jours par un mouvement de protestation.

Des manifestations ont également été organisées mardi dans deux villes du nord du pays, Gioumri et Vanadzor.

“Je proclame aujourd’hui le début d’une révolution pacifique de velours en Arménie”, a lancé le leader de l’opposition et député Nikol Pachinian, en appelant les manifestants réunis sur la place de la France à Erevan à “paralyser le fonctionnement de toutes les agences gouvernementales”.

Lundi, des milliers de manifestants avaient défilé à Erevan, et bloqué les principales rues de la capitale en s’allongeant sur la chaussée.

Le défilé a été suivi par des affrontements avec la police qui ont fait 46 blessés, parmi lesquels M. Pachinian et des policiers, quand les manifestants ont voulu se rendre au Parlement.

Ce mouvement intervient alors que Serge Sarkissian, 63 ans, proposé au poste de Premier ministre par le Parti républicain au pouvoir, doit être élu mardi par le Parlement à ce poste clé dans l’ancienne république soviétique du Caucase.

Le nouveau président arménien, Armen Sarkissian, sans lien de parenté avec son prédécesseur, a pour sa part prêté serment la semaine dernière, après avoir été élu par le Parlement début mars.

Ses fonctions sont devenues largement protocolaires depuis la réforme constitutionnelle de 2015 qui a transformé l’Arménie en république parlementaire, où le pouvoir exécutif réel est entre les mains du Premier ministre.

L’opposition affirme que cette réforme avait pour unique but de maintenir au pouvoir Serge Sarkissian, un ancien officier de l’armée qui occupait le poste de président depuis 2008 après avoir déjà été Premier ministre en 2007-2008.

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