DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Début de l'enquête de l'OIAC à Douma

Vous lisez:

Début de l'enquête de l'OIAC à Douma

Début de l'enquête de l'OIAC à Douma
Taille du texte Aa Aa

L'équipe de l'Organisation internationale pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) est arrivée ce mardi dans la ville syrienne de Douma, sous escorte russe, pour faire la lumière sur l'attaque chimique présumée du 7 avril dernier.

L'ancienne enclave des rebelles syriens près de Damas, n'est plus qu'un champs de ruines. Après des jours de bombardements du régime, une attaque chimique aurait fait plus de 40 morts et précipité le départ des derniers miliciens.

"Il s'agit de prélever des échantillons environnementaux qui proviennent de la zone de l'impact d'une arme chimique, donc par exemple un morceau de mur... Tout dépend d'où cela s'est produit.... Il faut aussi trouver des échantillons d'armes, des résidus de ces armes, enquêter sur ces dernières. On peut aussi prélever des échantillons des victimes, et s'il y a des morts, ce qui est le cas là bas, il est possible de réaliser des rapports d'autopsie" résume le Dr. Ralf Trapp, consultant et expert en armes chimiques.

Pointé du doigt voire accusé par plusieurs pays occidentaux, Damas nie toute implication dans l'attaque. Comme son allié russe, le régime syrien accuse les rebelles de "mise en scène" et les raids de représailles menés par la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis d'"agression illégitime".

"Nous perdons, en résumé, les derniers résidus de confiance en nos amis occidentaux (...). D'abord, ils punissent à Douma en Syrie, ensuite ils attendent que les inspecteurs de l'OIAC se rendent sur place faire leurs inspections", a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov sur BBC.

"Les seules preuves qu'ils avancent sont basées sur des comptes-rendus des médias et sur les réseaux sociaux", a estimé le diplomate.

Les Occidentaux ont émis des doutes quant aux chances qu'ont les experts de l'OIAC de trouver des preuves su place. Des représentants des Etats-Unis et de la France ont jugé probable que certaines preuvent aient déjà disparu.

Arrivés à Damas la semaine dernière, les experts n'avaient pas pu se rendre à Douma pour des "raisons de sécurité", d'après Damas et Moscou.