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Relever le défi de l’entrepreneuriat

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Relever le défi de l’entrepreneuriat

Relever le défi de l’entrepreneuriat
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Relever le défi de l’entrepreneuriat n’est pas toujours évident. Il existe pourtant des systèmes qui fonctionnent très bien. L’association ADIE (Association pour le Droit à l'Initiative Economique), par exemple, a mis en place, un dispositif très efficace : la microfranchise solidaire.

« Il s’agit d’une solution d’accès au crédit, pour des personnes qui ne peuvent accéder au financement bancaire traditionnel, associé à un concept d’activité, testé et viable, qui permet de donner toutes les chances de succès au démarrage », explique Bruno Gautier, directeur du développement à l’ADIE.

Il y a un peu plus d'un an, Philippe Ribot, un cuisinier lyonnais, a été licencié pour raisons économiques. Passionné de jardinage, il a décidé, à 48 ans, de créer sa propre entreprise. C’est en se rendant à Pôle Emploi qu’il a eu connaissance du système de l’ADIE. On lui propose alors de financer son capital de départ grâce à un micro crédit de 5 000 euros..

« 5 000 euros, ça me paraissait raisonnable. Je me suis dit qu’un crédit sur 2 ans et demi, c’était assez court. Donc c’était intéressant pour moi d’être financé avec l’ADIE », explique-t-il.

Avec ce crédit, et grâce aussi à une subvention de la région Rhône Alpes, Philippe a pu acheter son matériel. Cela lui a aussi permis de signer un contrat de franchise avec le plus gros fournisseur de service à la personne en France. Cette entreprise lui a donc accordé l'autorisation d'utiliser son nom, mais aussi dispensé une formation commerciale, réservé une zone de clientèle, fait bénéficié de sa communication et l’a également accompagné.

« On est vraiment accompagné, parce qu’on a toute une équipe derrière nous. Dès qu’on a un petit pépin, on peut les appeler et j’ai un coach qui me suit et qui me dépanne tout de suite », ajoute Philippe.

Aujourd'hui, Le carnet de commande de Philippe est plein, les clients sont ravis, et Philippe envisage déjà d’embaucher un salarié.

« Je mets tout en oeuvre pour réussir. La famille est contente. Tout le monde est content. C’est le bon côté des choses aussi », se réjouit-il.

Le cas de Philippe n’est pas isolé. Il existe de nombreux exemples.

« _Effectivement. La microfranchise solidaire, ce sont plus de 300 entreprises ainsi créées. Et plus globalement, l'ADIE, c’est chaque année plusieurs dizaines de milliers de personnes qui sont accompagnées et financées pour créer leur propre emplo_i », assure Bruno Gauthier de l’ADIE.

Quels sont les critères pour accéder aux services de l’ADIE ?

« Le principal critère, c’est d’être motivé à démarrer ou à développer son activité. Et avoir des besoins de financement de l’ordre de 20000 euros », conclut Bruno Gauthier.

L'initiative de l'ADIE a été plusieurs fois primée, en particulier lors de la dernière édition des Prix Européens de la Promotion de l'Esprit d'Entreprise, compétition organisée par la Commission Européenne.