DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Chine: deux hommes arrêtés pour liens présumés avec un milliardaire exilé

Vous lisez:

Chine: deux hommes arrêtés pour liens présumés avec un milliardaire exilé

Chine: deux hommes arrêtés pour liens présumés avec un  milliardaire exilé
Taille du texte Aa Aa
La police chinoise a annoncé lundi avoir placé en état d'arrestation deux frères jumeaux accusés d'avoir créé de faux documents officiels pour le compte de Guo Wengui, un milliardaire chinois exilé aux Etats-Unis qui dénonce avec virulence la corruption de hauts dirigeants du régime communiste. M. Guo, ex-magnat de l'immobilier chinois vivant désormais à Manhattan, livre une guérilla sans merci au régime de Pékin, menaçant de révéler de supposées turpitudes de l'élite politique du pays à grands coups d'imprécations sur les réseaux sociaux. Lors d'un entretien en décembre à l'AFP, le quinquagénaire avait indiqué viser un "changement de régime" en Chine. Pékin le considère comme un fugitif et accusé de corruption et il est visé par une "notice rouge" d'Interpol, c'est-à-dire une demande d'arrestation à des fins d'extradition. Guo Wengui a demandé l'asile politique aux Etats-Unis. Or, la police de la métropole de Chongqing (sud-ouest de la Chine) a convoqué lundi une conférence de presse pour dévoiler les dernières accusations en date contre le milliardaire. De façon inhabituelle dans une affaire criminelle en Chine, le service de presse du gouvernement avait invité à l'avance la presse étrangère à y assister. A cette occasion, le Bureau de la Sécurité publique de Chongqing a diffusé des vidéos montrant les "aveux" devant une caméra de deux hommes, Chen Zhiyu et Chen Zhiheng, des frères jumeaux, reconnaissant avoir été payés par Guo Wengui pour créer de faux "documents secrets gouvernementaux". Ces vidéos ont été ensuite diffusées par la télévision d'Etat CCTV. Les associations de défense des droits de l'homme dénoncent volontiers la pratique des "aveux télévisés" en Chine, qu'ils jugent souvent obtenus par la police via la torture ou le chantage. Des responsables de la police ont indiqué lundi à Chongqing que les faux documents crées par les frères Chen étaient "distribués à l'étranger, trompaient le public et avaient un impact néfaste", selon des propos rapportés par le Quotidien du Peuple, organe du Parti communiste au pouvoir. Ces documents comprenaient un soi-disant document secret du Comité central du Parti montrant que Pékin offrait secrètement des missiles et de l'aide à la Corée du Nord. Ce texte a été publié par le site américain conservateur The Washington Free Beacon, selon le Quotidien du Peuple. Pékin l'avait précédemment dénoncé comme une "fausse nouvelle". Les autorités chinoises ont aussi affirmé vouloir partager avec la justice américaine des informations sur Guo Wengui concernant ses donations à des hommes politiques ou ex-responsables gouvernementaux américains. Contacté par l'AFP, M. Guo n'était pas immédiatement disponible pour commenter ces allégations. Il avait dans le passé réfuté les diverses accusations de Pékin à son encontre, y voyant des représailles après ses imprécations sur la corruption du régime.
Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2018 - Agence France-Presse.
+Voir plus
Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© 2018 - Agence France-Presse. Toutes les informations (texte, photo, vidéo, infographie fixe ou animée, contenu sonore ou multimédia) reproduites dans cette rubrique (ou sur cette page selon le cas) sont protégées par la législation en vigueur sur les droits de propriété intellectuelle. Par conséquent, toute reproduction, représentation, modification, traduction, exploitation commerciale ou réutilisation de quelque manière que ce soit est interdite sans l’accord préalable écrit de l’AFP, à l’exception de l’usage non commercial personnel. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des retards, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus dans le domaine des informations de presse, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations. AFP et son logo sont des marques déposées.