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Ouverture du procès en appel de Radovan Karadzic

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Ouverture du procès en appel de Radovan Karadzic

Ouverture du procès en appel de Radovan Karadzic
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REUTERS/Yves Herman/Pool
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Le procès en appel de Radovan Karadzic s'est ouvert ce lundi à la Haye.

L'ancien dirigeant des Serbes de Bosnie a été condamné à quarante ans de prison pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité, il y a deux ans.

Cette fois, l'audience se tient devant le Mécanisme pour les tribunaux pénaux internationaux (MTPI), qui prend le relais du Tribunal Pénal International pour l'ex-Yougoslavie.

La défense soutient que les droits de l'accusé ont été bafoués et réclame la tenue d'un nouveau procès.

" Il y a une erreur dans cette affaire qui se détache, qui est si fondamentale, si manifeste, qu'elle justifie à elle seule un nouveau procès", affirme Kate Gibson, avocate de Radovan Karadzic. "Et sans aucun doute, c'est une erreur qui entache l'ensemble des poursuites. Dans cette affaire, le président Karadzic a dû choisir entre se représenter lui-même ou témoigner pour sa défense. En étant mis dans cette position, le droit du président Karadzic d'assurer sa représentation a été violé".

Radovan Karadzic, âgé de 72 ans, a nié toute planification de nettoyage ethnique et fait appel sur 50 points de sa condamnation.

Le Tribunal Pénal International pour l'ex-Yougoslavie avait retenu la responsabilité de l'ancien psychiatre dans le siège de Sarajevo et le massacre de Srebrenica, pendant le conflit qui a déchiré la Bosnie. Un massacre qui avait coûté la vie à 8 000 hommes et garçon musulmans en juillet 1995, et qui reste le pire crime de masse commis sur le sol européen depuis la Seconde Guerre mondiale.

"S'il n'est pas condamné à la prison à perpétuité", estime Munira Subasic, membre de l'association des Mères des victimes de Srebrenica, "et s'il n'y a pas de condamnation pour génocide, ce ne sera pas une sanction".

Radovan Karadzic est aujourd'hui le plus haut responsable serbe à comparaître devant la justice, depuis la mort de Slobodan Milosevic pendant son propre procès.