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Balkan Trafik Festival : mosaïque musicale de l'Europe de l'Est

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Balkan Trafik Festival : mosaïque musicale de l'Europe de l'Est

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Le festival Balkan Trafik s’est donné un défi de taille cette année : faire cohabiter des artistes de Serbie, du Kosovo et de Bosnie-Herzégovine durant quatre jours.

Rien qu’à voir les répétitions, on se rend compte que la musique permet de tisser des liens, là où les hommes politiques échouent le plus souvent…

"Avant la guerre, j’avais des amis serbes, bosniaques, croates… Donc pour moi, c’est quelque chose de naturel et on aurait dû le faire bien plus tôt. Mais je suis heureux que cela existe aujourd’hui parce qu’on a d’abord besoin de partager nos cultures, afin de pouvoir échanger nos opinions et d’envisager des collaborations dans d’autres domaines", explique BimBimma, rappeur originaire du Kosovo.

"Soit nous travaillons ensemble, soit nous allons nous tuer. Et on pense que c’est quand même un peu mieux de collaborer et de vivre ensemble", souligne dans un sourire Marcelo, artiste serbe.

La culture hip-hop est aussi dans les Balkans

Rassembler, ce n’est pas la seule ambition du festival bruxellois. Traditionnellement tourné vers la musique folk, Balkan Trafik accueille la culture urbaine pour sa douzième édition : avec du hip hop et du slam.

Plusieurs artistes belges participent à l’expérience et réalisent que les Balkans ne sont pas si éloignés d’eux.

"J’ai appris à découvrir, je ne connaissais pas du tout la musique des Balkans, et après avec la collaboration, c'est venu tout de suite", raconte Youssef Swatt's.

Le festival bâtit des ponts non seulement entre les pays des Balkans mais aussi entre tous les pays européens. A travers leur musique souvent très critique envers la société, les rappeurs se sont découverts plus d’un point commun.

"Nous nous battons contre la corruption, les esprits et les âmes corrompus. C’est notre guerre : le matérialisme contre l’esprit", scande BimBimma dans son rap.

Le folk : le noyau du festival

Mais le Balkan Trafik ne serait pas ce qu’il est sans la musique folk, les fanfares et les traditionnels orchestres klezmer, qui étaient bien sûr aussi au rendez-vous.

Pour l’organisateur du festival, Nicolas Wieers, le temps est venu d’ouvrir les horizons :

"Il y a une jeunesse, une nouvelle génération dans les Balkans. Les Balkans ce ne sont pas que de la tradition, ce n’est pas que du folk ou de l’ethno, il y a aussi du très contemporain. Et ce « urban chapter » est là pour faire se rencontrer une nouvelle fois le côté européen et le côté western balkan ensemble grâce aux arts et à la musique."

Pour cette douzième édition, il y en avait donc pour tous les goûts. Les festivaliers ont ainsi pu voyager entre les pays mais aussi entre les styles.

"C’est très vivant, tout le monde est heureux ici. La musique est très variée, il y a vraiment tellement de styles différents dans la musique des Balkans, c’est merveilleux", se réjouit Thommas, l'un des festivaliers.

Au total, les cinq scènes du festival ont accueilli plus de 400 artistes de toute l’Europe de l’Est, dont la Bulgarie, la Turquie ou encore la Roumanie.

Une mosaïque musicale entre tradition et modernité qui a, sans aucun doute, conquis le public.

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