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C1: le Real, en "roi d'Europe", s'approche d'une troisième finale de suite

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C1: le Real, en "roi d'Europe", s'approche d'une troisième finale de suite

C1: le Real, en "roi d'Europe", s'approche d'une troisième finale de suite
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Les avalanches de buts et les remontées fantastiques de ce printemps européen invitent à la prudence, mais le Real Madrid a tout de même fait un grand pas vers une troisième finale consécutive de Ligue des champions, en s'imposant 2-1 mercredi soir au Bayern Munich. Le Bayern a remarquablement réussi à museler Cristiano Ronaldo et a ouvert le score par Joshua Kimmich (28e). Mais il en faut plus pour faire plier les Madrilènes, en pleine réussite sur la scène continentale: le réalisme des doubles tenants du titre, avec des buts de Marcelo (44e) et Marco Asensio (57e), a fini par punir les Bavarois. "On ne peut pas dire que c'est gagné, nous sommes contents du résultat, mais nous savons qu'il va nous falloir souffrir encore au retour, a mis en garde l'entraîneur du Real Zinédine Zidane. Après notre expérience contre la Juventus, nous savons qu'il va falloir aborder le match retour à la maison d'une façon différente." Le "Rekordmeister" allemand pourra s'en vouloir d'avoir manqué plusieurs occasions énormes, par Thomas Müller ou Franck Ribéry notamment, puis par Robert Lewandowski en toute fin de partie (88e). "Madrid, c'est Madrid, on a vu leur sang froid devant le but, a lâché le capitaine allemand Thomas Müller, visiblement dépité. Nous, nous avons besoin d'une autre mentalité devant le but, une mentalité de +killers+." "Nous leur avons fait des cadeaux, et nous n'avons pas su tirer profit de nos occasions, a résumé son entraîneur Jupp Heynckes. Je pense que nous n'avons pas mérité de perdre ce soir, qu'on aurait dû gagner, et ça me rend optimiste pour le retour. Cette saison, on voit des résultats atypiques, en quart ou en demi-finale, et le match de ce soir a montré que le Real était vulnérable derrière." Au retour, le Bayern pourra puiser son espoir dans l'histoire récente: la saison dernière en quart de finale, le Real s'était déjà imposé 2-1 à l'Allianz Arena. Puis Munich l'avait emporté sur le même score au retour à Madrid, pour ne céder finalement qu'en prolongation, réduit à dix. - Robben et Boateng blessés - Durant toute la première période, on assistait à un duel de géants entre deux équipes parfaitement en place, mais portées vers l'avant et prêtes à faire feu à chaque opportunité. Munich était cependant très rapidement handicapé par les sorties sur blessures de l'attaquant Arjen Robben (4e) et du défenseur central Jérôme Boateng (28e). Appliqué, concentré, le Bayern s'efforçait de passer par les ailes en attaque, et de couper toutes les transmissions vers Ronaldo en défense. En face, le Real Madrid était sûr de sa force, et prompt à faire son miel de la moindre erreur munichoise, à l'image de Luka Modric qui grattait plusieurs ballons dans l'entre-jeu pour faire passer à chaque fois des frissons dans une Allianz Arena pourtant enflammée. Kimmich allait débloquer la compteur à la 28e minute. Remarquablement lancé sur l'aile droite par James, le latéral prenait de vitesse toute la défense et battait Keylor Navas d'un puissant tir croisé (1-0, 28e). - La foudre sous les semelles - A l'approche de la mi-temps, la pression du Bayern de faisait de plus en plus forte, Ribéry manquant face à Navas l'occasion de doubler la mise. Mais le Real Madrid ne serait pas le "Rey de Europa" (le "Roi de l'Europe") s'il n'avait pas la foudre sous les semelles. Juste avant la pause, Marcelo reprenait victorieusement de volée aux 18 mètres un centre de Dani Carvajal. Et Madrid regagnait les vestiaires avec dans sa musette le si précieux but à l'extérieur. La deuxième période débutait sur le même tempo. Et de nouveau Madrid allait faire parler son réalisme. Une mauvaise passe de Rafinha en milieu de terrain, une transition instantanée de Vazquez, et un ballon en or pour Asensio, qui battait dans la course du pied gauche le malheureux Sven Ulreich (2-1, 57e). Les Cassandre qui avaient fait remarquer que le Bayern n'avait encore jamais été confronté à un grand d'Europe en élimination directe cette saison, après avoir sorti Besiktas et Séville, auront pensé qu'ils avaient raison. En affrontant le Paris SG et la Juventus, le Real était sans doute entré dans le rythme des grandes rencontres beaucoup mieux que le Bayern.
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