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L1/L2: La Ligue bouscule ses grilles horaires en 2020-24, pour tenter de séduire diffuseurs et spectateurs

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L1/L2: La Ligue bouscule ses grilles horaires en 2020-24, pour tenter de séduire diffuseurs et spectateurs

L1/L2: La Ligue bouscule ses grilles horaires en 2020-24, pour tenter de séduire diffuseurs et spectateurs
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Un match le dimanche à 13h00 pour le marché asiatique, suivi d'un multiplex dans après-midi pour attirer un "nouveau public": la Ligue de football (LFP) a annoncé mercredi d'importantes évolutions de la grille horaire de Ligue 1 à partir de 2020, en lançant l'appel d'offres des droits télévisuels domestiques. . Enchères de 15 minutes, le 29 mai Près de huit mois après l'arrivée de Neymar en France, l'appel d'offres des droits télévisuels de Ligue 1 sur la période 2020-2024 est enfin lancé. La LFP l'a officialisé mercredi en fixant un calendrier serré: des séances de questions-réponses avec les candidats intéressés sont prévues du 7 au 17 mai, avant la remise des offres qualitatives le 28 mai - ils devront y détailler "la façon dont ils entendent exploiter les droits sur lesquels ils vont enchérir". Les "enchères séquentielles" sur un ensemble de 7 lots, dont 4 principaux comportant les 10 matches de L1 par journée, sont prévues le 29 mai, et les résultats dans la foulée. Ce jour, "toutes les séquences successives d'enchères dureront 15 minutes", a précisé le directeur général de la LFP, Didier Quillot, qui prévoit "une demi-journée" pour que tous les lots soient attribués. Dans le cas où les montants espérés par la Ligue ne seraient pas atteints, un nouvel appel d'offres pourrait avoir lieu. Dans le détail, le lot 1 est celui de l'affiche du dimanche soir, le lot 2 celui du vendredi 21h00 et du samedi 17h00, le lot 3 celui du samedi 21h00 et du dimanche 17h00 et le lot 4 celui du dimanche 13h00 et du multiplex du dimanche 15h00. . Fin du 'multi' du samedi Car c'est la grande nouveauté annoncée mercredi: le multiplex programmé le samedi soir à 20h00 n'existera plus en tant que tel à compter de la saison 2020-21, la Ligue souhaitant faire de cette case du samedi soir une "grande affiche premium". Il s'agit d'un format "déjà utilisé sur 2008-2012, qui permet de communiquer sur trois affiches en prime time", les vendredi, samedi et dimanche, toujours à 21h00, a détaillé le directeur général de la Ligue, Didier Quillot. En outre, un match aura lieu chaque dimanche à 13h00, horaire "optimal en Asie", tandis que la programmation de quatre matches à 15h le dimanche doit permettre un "meilleur remplissage" des stades et de toucher un "nouveau public", notamment féminin et familial, a exposé Didier Quillot. Le lancement de cet appel d'offres avait à plusieurs reprises été pressenti, notamment au sortir de l'été précédent quand l'attractivité nouvelle du Championnat, dopée par l'arrivée de la superstar Neymar au PSG pour 222 millions d'euros, faisait saliver les clubs professionnels. . Effet Neymar et appétit des 'Gafa' ? "On ne pouvait pas rêver de plus bel accélérateur" pour le plan stratégique de développement de la L1, s'était même félicitée auprès de l'AFP la présidente de la Ligue (LFP) Nathalie Boy de la Tour, au lendemain du transfert du siècle. Sur la période 2016-2020, les droits TV pour la Ligue française s'élevaient à 762 millions d'euros, contre 2,3 milliards d'euros pour la Premier League anglaise et plus d'un milliard par an pour la Liga espagnole. L'objectif pour l'appel d'offres 2020-2024 régulièrement évoqué est celui du milliard d'euros annuel. Sur ce point, Didier Quillot a dit attendre des chiffres "significativement supérieurs à ceux en vigueur aujourd'hui" mais n'a pas souhaité faire d'autre commentaire. L'appel d'offres a en tout cas été pensé pour pouvoir intéresser le maximum d'acteurs. "C'est la première fois que la Ligue introduit le droit de sous-licence", qui doit permettre aux acteurs traditionnels une "flexibilité maximale". "Un acteur qui n'avait pas prévu de tout acheter peut décider de le faire car il sait qu'il pourra passer des accords de sous-licence sur tout ou partie des lots qu'il a acheté", a exposé Didier Quillot, qui espère que cela "libère les esprits et les budgets". Cette nouveauté doit aussi permettre "l'arrivée de nouveaux acteurs, OTT, les GAFA (géants américains du numérique), les agences médias qui voudraient devenir éditeurs de service". Yves Wehrli, du cabinet d'avocats Clifford Chance qui "accompagne la LFP depuis 1999", a évoqué auprès de l'AFP "un des plus beaux appels d'offre". "C'est un appel d'offres très ouvert, articulé autour de 7 lots soit 1 de plus que le précédent, maintenant on ne peut que solliciter les offres et c'est le marché qui nous répond".
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