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Toronto : la piste misogyne

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Deux jours après le drame de Toronto, des fleurs et des messages manuscrits recouvrent une partie du trottoir sur la rue Yonge. C'est là que 10 personnes sont mortes, fauchées par une camionnette lundi, dont une majorité de femmes. Parmi elles, Anne Marie D'Amico, tuée à deux pas de la société d'investissement dans laquelle elle travaillait.

Le chauffeur de la camionnette, arrêté peu après l'attaque, a été inculpé de dix meurtres avec préméditation et de 14 tentatives de meurtres, le nombre correspondant aux blessés. Âgé de 25 ans, Alek Minassian a publié un post misogyne sur son compte Facebook avant de passer à l'acte.

La piste terroriste est donc écartée. Et le Premier ministre en appelle à l'unité.

"Nous ne pouvons pas, nous les Canadiens, choisir de vivre dans la peur chaque jour, dans notre quotidien, a déclaré Justin Trudeau. Nous devons nous concentrer sur ce que nous avons à faire et tenter de préserver notre sécurité en restant fidèles aux libertés et aux valeurs qui sont chères à tous les Canadiens."

Sur le lieu du drame, le travail des enquêteurs se poursuit. Des enquêteurs qui tentent aussi de cerner la personnalité de Minassian, un étudiant décrit comme renfermé et souffrant de troubles obsessionnels compulsifs.