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Athlétisme: le nouveau règlement sur l'hyper-androgénisme "injuste", selon l'Indienne Dutee Chand

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Athlétisme: le nouveau règlement sur l'hyper-androgénisme "injuste", selon l'Indienne Dutee Chand

Athlétisme: le nouveau règlement sur l'hyper-androgénisme "injuste", selon l'Indienne Dutee Chand
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La sprinteuse indienne Dutee Chand, athlète hyper-androgène à l'origine de la suspension en 2015 du règlement de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) sur les hyper-androgènes, a jugé vendredi le nouveau règlement de l'IAAF "injuste". Jeudi, l'IAAF a remis en vigueur l'obligation pour les athlètes hyper-androgènes de faire baisser médicalement leur taux de testostérone pour les épreuves allant du 400 mètres au mile, estimant que ces sportifs sont avantagés par leur désordre hormonal. Les taux de testostérone anormalement élevés favorisent l'accroissement de la masse et de la puissance musculaires, facilitent aussi la circulation de l'hémoglobine. Ce qui procure un avantage "significatif", notamment dans les épreuves aux frontières de la vitesse et de la résistance, estime une étude menée par l'IAAF. Ces nouvelles règles qui entreront en vigueur à partir du 1er novembre concerneront plusieurs athlètes produisant trop de la testostérone, dont la double championne olympique sud-africaine du 800 mètres Caster Semenya. "Je suis soulagée qu'on ait mis fin à toutes ces années d'incertitudes, mais je pense aux athlètes comme Semenya. Je crois profondément que ces nouvelles règles sont aussi injustes", a déclaré Chand. La jeune sprinteuse indienne, suspendue en 2014 en raison de son hyper-androgénie avant de saisir le Tribunal arbitral du sport en 2015 et de gagner le droit de concourir à nouveau, n'est pas concernée par le nouveau règlement IAAF, car elle ne court que les 100 et 200 mètres. "J'ai envoyé un mail à Semenya pour lui offrir mon soutien et mon aide. Je lui ai proposé les services de mon équipe juridique si elle en a besoin", a-t-elle ajouté. Semenya défraie la chronique depuis son premier titre mondial en août 2009 à Berlin, où son apparence physique et son chrono avaient suscité les interrogations des médias. Depuis, elle règne sur le double tour de piste: double championne olympique, en 2012 après la disqualification pour dopage de la Russe Marya Savinova et en 2016, et à nouveau deux fois championne du monde (2011, 2017). A 27 ans, la native de Pietersburg a aujourd'hui étendu ses compétences du 400 m au 1.500 m. Jeudi, le Congrès national africain (ANC), parti au pouvoir en Afrique du Sud, s'est vivement inquiété de la décision de l'IAAF. "Ces nouvelles règles portent atteinte aux droits de l'Homme des athlètes, ciblant principalement ceux d'Europe de l'Est, d'Asie, et du continent africain. La connotation raciale ne peut pas passer inaperçue", a dénoncé l'ANC, qui en appelle au gouvernement pour faire appel devant le TAS de "cette tentative particulièrement injuste, injustifiée et, de manière flagrante, raciste".
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