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Arménie : la contestation se poursuit

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Arménie : la contestation se poursuit

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En Arménie, les manifestations populaires ont beau faire une pause pour le weekend, certains partisans de l'opposant Nikol Pachinian restent mobilisés. Ils ont suivi leur héros vendredi soir depuis Erevan la capitale jusqu'à Gioumri, deuxième ville du pays. La contestation a fait tomber le Premier ministre Sarkissian. Le député est prêt à prendre la place.

"Nous apprécions Nikol Pachinian parce qu'il pense librement" dit ce manifestant. "Nous avons de l'espoir, nous pensons qu'il peut résoudre la crise actuelle. Cet homme peut apporter une révolution à l'Arménie et devenir un Premier ministre honorable".

"C'est une lutte, une lutte pacifique contre notre régime, une sorte de régime" souligne un étudiant. "Il s'agit d'une lutte non pas contre une personne en particulier, mais contre notre ancien président Serge Sarkissian. Il s'agit d'une lutte contre le système qui a détruit notre société et notre économie".

Ce déplacement à Gioumri intervient au moment où le Premier ministre par intérim Karen Karapetian a rejeté la proposition de M. Pachinian d'une rencontre vendredi matin dans un grand hôtel d'Erevan, en présence de la presse.

"Le Premier ministre par intérim juge sans perspective de participer à des +négociations+ qui ne permettent pas de trouver une solution" à la crise qui secoue l'Arménie depuis deux semaines et où "une partie dicte son agenda à l'autre", a expliqué à l'AFP son porte-parole Aram Araratian.

Pour sa part, M. Pachinian a accusé le Parti républicain, dont M. Karapetian fait partie, de chercher à "approfondir la crise" politique.

Le Parlement se réunira en session extraordinaire le 1er mai pour élir un nouveau Premier ministre. Nikol Pachinian doit être proposé par le bloc d'opposition Yelk. Mais le Parti républicain au pouvoir dispose toujours de la majorité absolue au Parlement et a théoriquement toutes les chances de faire élire son candidat.

Nikol Pachinian a par ailleurs annoncé la suspension des protestations pour deux jours, après treize jours d'une mobilisation marqués par le blocage des routes et de fortes perturbations de la circulation automobile, "pour que le peuple puisse se reposer un peu".

Dimanche, les manifestations antigouvernementales doivent cependant "reprendre avec de nouvelles forces", selon lui.

avec AFP