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Nucléaire iranien : Mike Pompeo d'accord avec Benyamin Netanyahu

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Nucléaire iranien : Mike Pompeo d'accord avec Benyamin Netanyahu

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Thomas Coex/Pool via Reuters
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Pour Benyamin Netanyahu, l'Iran a menti. Lundi soir, le Premier ministre israélien a dévoilé ce qu'il a présenté comme une prise exceptionnelle réalisée par les espions israéliens à Téhéran même, et les "preuves concluantes" de l'existence d'un plan secret de l'Iran pour se doter de l'arme nucléaire.

Ces photos, vidéos et autres graphiques montrent que l'Iran, malgré ses dénégations constantes, a bien développé de 1999 à 2003 un projet secret appelé Amad pour produire la bombe atomique, a-t-il dit. L'Iran a mis Amad de côté sous la pression internationale, mais a continué jusqu'à aujourd'hui, dans le cadre d'une organisation modifiée mais avec le même personnel, à préserver son savoir-faire et à développer ses capacités nucléaires militaires, selon lui. M. Netanyahu n'a pas fourni d'élément concret attestant que l'Iran avait activement travaillé à la bombe après 2015. Mais il a secrètement gardé au frais le projet Amad pour le ressortir "au moment de son choix".

Des documents jugés "authentiques" par le secrétaire d'Etat américain. "Je pense que cela montre clairement la portée et l'ampleur du programme entrepris par l'Iran. Et je pense qu'il est très clair, qu'au minimum, les Iraniens ont continué de mentir à leur propre peuple", a déclaré Mike Pompeo à la presse.

Différentes voix se sont élevées pour dire que le projet Amad lui-même n'était pas une nouveauté. Le quotidien israélien Yediot Aharonot, souvent critique de M. Netanyahou, a qualifié, pour sa part, les révélations de Benyamin Netanyahou de "plat de pâtes réchauffées servant l'image du Premier ministre".

Pour l'instant ces révélations ne semblent pas avoir fait bouger les positions divergentes entre Européens et Américains concernant l'accord sur le nucléaire iranien. Donald Trump a donné jusqu'au 12 mai aux Européens pour trouver un nouveau texte qui remédierait aux "terribles lacunes" de celui de 2015.

Pour la cheffe de la diplomatie de l'Union européenne Federica Mogherini, les documents aux mains des Israéliens devront être analysés, en premier lieu par l'Agence internationale de l'énergie atomique.