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Europa League: Marseille, les supporters de l'OM en finale en tremblant

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Europa League: Marseille, les supporters de l'OM en finale en tremblant

Europa League: Marseille, les supporters de l'OM en finale en tremblant
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Face à l'écran géant dressé au coeur du stade Vélodrome, quelque 18.000 supporters marseillais ont tremblé jusqu'au bout jeudi soir, le bonheur de la qualification pour une cinquième finale européenne venant finalement faire oublier la défaite 2-1 de leur équipe en prolongation, en demi-finale retour de l'Europa League à Salzbourg. Bien placés grâce au 2-0 acquis à l'aller, à Marseille, les joueurs de Rudi Garcia ont longtemps préservé leur but inviolé. "Allez, allez, allez, Marseillais, Marseillais allez, allez allez", "Aux armes, aux armes": les fans chantaient tranquillement, même si leurs cris de ralliement sonnaient un peu creux dans un Vélodrome qui peut contenir 67.000 personnes. Mais l'ambiance a changé du tout au tout en à peine dix minutes. Le calme, à la 53e minute, pour le premier but autrichien, par Haidara. Puis un silence de plomb, à la 65e minute, quand Bouna Sarr détourne dans ses filets un tir apparemment mal cadré d'un autre joueur du Red Bull Salzbourg. 2-2 sur l'ensemble des deux matches. Tout était à refaire. "La boule au ventre" avant la rencontre, Vanessa, 41 ans, venue au Vélodrome avec son mari et ses deux fils, Lucas, 19 ans, et Baptiste, 12 ans, a souffert jusqu'au bout. Avant la libération finale, par le Portugais Rolando, à la 116e minute, à la réception d'un corner de Dimitri Payet. Un but accueilli par des hurlements dans le Vélodrome, fumigènes rouges à l'appui, pour fêter cette qualification et cette finale contre l'Atletico Madrid. "Je n'y connaissais rien au foot, mais mon mari m'a convertie, et voilà, maintenant je stresse, je suis totalement malade", expliquait Vanessa à l'AFP avant le coup d'envoi. Sans imaginer ce scénario un peu fou. - "On est en finale" - Le mari, Xavier, est un fan de naissance de l'OM, via sa grand-mère de Gardanne (Bouches-du-Rhône). Installé depuis cinq ans à Nice, avec sa famille, après l'Indre-et-Loire, il peut toujours rêver d'une nouvelle victoire marseillaise en finale. Histoire d'ajouter un autre tatouage sur son bras droit, au-dessus de celui de la Coupe aux "grandes oreilles", cette Ligue des champions décrochée par les Olympiens en 1993. Habillé de bleu, comme la plupart des supporteurs rassemblés dans la tribune Ganay, face à l'écran de 100 mètres carrés, il ne craignait qu'une seule chose: une qualification de l'OM après prolongation. Car il devait embaucher à 04h00, vendredi, au grand magasin Leclerc de Nice où il travaille... Cris de rage quand un défenseur autrichien retient Payet lancé vers le but. Enormes soupirs de soulagement sur les deux arrêts réflexes de Pelé, le gardien olympien, aux 70e et 99e minutes, extase sur le but de Rolando, hurlements revanchards sur le carton rouge infligé à un Autrichien. Le public marseillais est passé par toutes les émotions. Zinedine, venu avec sa copine Marine, voyait l'OM s'imposer 2-0. Raté ! Mais l'important est là, pour l'adolescent d'Aix-en-Provence: "On est en finale, on est en finale", peut-il enfin chanter avec tout un public qui a retrouvé de la voix en évoquant le rendez-vous du 16 mai, à Lyon, la 3e finale de C3 pour l'OM, après 1999 et 2004. Pour Christophe, ancien abonné du Kop de Lens mais fan de toujours de l'OM, venu avec ses deux fils, Flavien et Axel, "le seul objectif, (c'était) le but à l'extérieur de l'OM". Rolando lui a donné raison. Maintenant, il va essayer d'avoir des places pour Lyon. Dans l'antre de l'Olympique Lyonnais, l'ennemi héréditaire. Le président de l'OL n'a d'ailleurs pas été oublié par les fans marseillais jeudi soir: "Jean-Michel Aulas, grosse pétasse, on va tout casser chez toi", ont-ils longtemps hurlé, avant de s'éteindre à petit feu, et de souffrir, jusqu'à cette fameuse 116e minute. Comme tous les supporters marseillais jeudi soir, dans les bars d'Endoume ou de La Plaine, ou sur le Vieux Port, sous le regard de la Bonne Mère. "J'avais 20 ans en 1993, là j'en ai 45. On va la gagner cette finale", hurle un supporter, en promettant de ne pas dormir de la nuit et d'aller accueillir ses joueurs à l'aéroport de Marignane.
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