DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Ligue de Diamant: Semenya ne se démonte pas

Vous lisez:

Ligue de Diamant: Semenya ne se démonte pas

Ligue de Diamant: Semenya ne se démonte pas
Taille du texte Aa Aa
"Je ne parle pas des conneries": Au centre de tous les regards depuis l'annonce d'un nouveau règlement concernant les athlètes hyper-androgènes, Caster Semenya a brillé vendredi à Doha lors de la 1re étape de la Ligue de Diamant, tout en répondant par le mépris aux questions sur le sujet qui fâche. La Sud-Africaine de 27 ans a fait le métier sous la chaleur étouffante du Qatar (plus de 30°) en signant le meilleur chrono de 2018 sur 1500 m (3 min 59 sec 92) et un record national. Mais c'est sur un autre terrain qu'elle était particulièrement attendue. Et en peu de mots, la double championne olympique du 800 m a fait passer son petit message. Interrogée à propos de la décision de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF), qui l'obligera, à parti du 1er novembre 2018, à faire baisser son taux de testostérone pour pouvoir participer aux compétitions entre le 400 m et le mile, Semenya n'a pas eu besoin de beaucoup s'épancher pour se faire comprendre. "Je ne parle pas des conneries", a-t-elle lâché après la course avant de couper court aux questions. Une manière de répliquer à l'IAAF, qui, par la voix de son président Sebastian Coe, avait, dans la matinée, défendu les nouvelles règles bientôt en vigueur. - '15 années de travail' - "Les règlements sont très clairs et ils sont le fruit de 15 années de travail, scientifiquement validés. C'est une réponse à une question très précise qu'on nous posait et qui concernait l'amélioration de la performance liée à la testostérone. Ces 15 années de travail ont suffi à convaincre le Conseil de l'IAAF que ces règlements sont appropriés pour le sport", avait déclaré le dirigeant britannique. Semenya, débarquée à Doha juste après un doublé 800-1500 m aux Jeux du Commonwealth, a en tout cas su faire fi de la polémique et du malaise qui a gagné les athlètes depuis une semaine. Elle a tranquillement patienté jusqu'à l'ultime tour pour produire son effort et dominer aisément toute la troupe. Le 100 m dames a été l'autre temps fort de la chaude soirée qatarie avec un beau succès de l'Ivoirienne Marie-Josée Ta, qui a réussi la meilleure performance mondiale de l'année en 10 sec 85 malgré une très forte concurrence. La double championne olympique jamaïcaine Elaine Thompson n'a pris que la 3e place (10 sec 93) et la toute fraîche médaillée d'or aux Mondiaux en salle sur 60 m, l'Ivoirienne Murielle Ahouré, a terminé 4e (10 sec 96). Quant à la Néerlandaise Daphne Schippers, elle n'a fini que 6e (11 sec 03). - Barshim fait le spectacle - Il y avait également une belle bataille sur 200 m avec notamment le triple médaillé olympique de Rio 2016 Andre De Grasse, tout juste de retour de blessure après neuf mois d'absence (ischio-jambiers), opposé au champion du monde Ramil Guliyev et le prodige américain Noah Lyles (20 ans). De Grasse (23 ans), considéré avant son pépin physique comme un possible successeur de la légende du sprint Usain Bolt, est encore loin de son niveau optimal (6e) et a subi la loi de Lyles, vainqueur en 19 sec 83. Le héros local Mutaz Essa Barshim a lui fait le spectacle à la hauteur avec un bond époustouflant à 2,40 m. Avec ce résultat, le Qatari, champion du monde en titre et deuxième meilleur sauteur de l'Histoire (2,43 m) derrière le mythique Cubain Javier Sotomayor (2,45 m), a remis les pendules à l'heure, deux mois après sa défaite aux Mondiaux en salle face au Russe Danil Lysenko. Sur 400 m messieurs, privé sur blessure de sa star Wayde Van Niekerk, touché au genou, c'est le Bahaméen Steven Gardiner qui s'est imposé avec à la clé le temps de référence de 2018 (43 sec 87). Tout comme le Qatari Abderrahman Samba, qui a provoqué une petite sensation avec un temps canon de 47 sec 57 sur 400 m haies.
Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2018 - Agence France-Presse.
+Voir plus
Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© 2018 - Agence France-Presse. Toutes les informations (texte, photo, vidéo, infographie fixe ou animée, contenu sonore ou multimédia) reproduites dans cette rubrique (ou sur cette page selon le cas) sont protégées par la législation en vigueur sur les droits de propriété intellectuelle. Par conséquent, toute reproduction, représentation, modification, traduction, exploitation commerciale ou réutilisation de quelque manière que ce soit est interdite sans l’accord préalable écrit de l’AFP, à l’exception de l’usage non commercial personnel. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des retards, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus dans le domaine des informations de presse, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations. AFP et son logo sont des marques déposées.