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Stade Français: "On a tous hâte que ça se termine" reconnaît Flanquart

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Stade Français: "On a tous hâte que ça se termine" reconnaît Flanquart

Stade Français: "On a tous hâte que ça se termine" reconnaît Flanquart
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Les joueurs du Stade Français, pas encore assuré de son maintien avant la dernière journée du Top 14 samedi, ont "hâte que se termine" cette saison où ils se sont "laissé vivre" et ont "manqué un peu d'âme", a déclaré à l'AFP le deuxième ligne Alexandre Flanquart. Q: Vous attendiez-vous à une saison aussi compliquée? R: "J'ai un peu tout connu avec le Stade Français, le meilleur comme les moments les plus compliqués. Mais c'est clairement la plus dure vécue comme professionnel. C'est long, psychologiquement très dur à gérer. On a tous hâte que ça se termine." Q: Le départ des cadres (Slimani, Doumayrou, Sinzelle, Lakafia) l'été passé a-t-il aussi été une grosse perte en dehors du terrain ? R: "Oui. Beaucoup de facteurs ont joué, on ne fait pas une saison comme ça à cause d'une seule chose. Cela y a contribué énormément, sur le terrain ou en dehors. Tous sont des mecs hyper impliqués dans la vie dans le groupe, hyper exigeants. On a clairement manqué de rigueur. On a démarré la saison sans avoir forcément d'objectif, et dès lors chacun n'a pas fait le petit truc en plus --être plus précis, se dire les choses-- qui nous a permis il y a trois ans d'être champion ou l'année dernière de remporter le Challenge européen. On a été plus laxiste, on s'est plus laissé vivre. C'est en partie pour ça qu'on en est là aujourd'hui." Q: Avez-vous pris conscience trop tard que vous jouiez le maintien ? R: "On l'avait dans un coin dans la tête, mais on n'osait pas trop y penser. Mais à partir d'Agen (34-36 à domicile fin février, NDLR) on a arrêté de se voiler la face, de se mentir." Q: Avez-vous inconsciemment pensé que la bonne étoile du Stade Français vous sauverait ? R: "C'est sûr qu'après avoir vécu la saison dernière, on se dit que rien ne peut nous arriver et que, dans les moments les plus durs, on se resserre. On y a tous pensé mais ce n'est pas arrivé. Malheureusement il y a eu un paquet de départs et on a aussi perdu en force de groupe. Qui est en train de se reconstruire sur la fin de la saison et qu'on avait peut-être moins avant. Il manquait peut-être un peu de liant, d'âme." Q: Cette saison a-t-elle été particulièrement difficile pour le capitaine que vous avez souvent été avec les absences de Sergio Parisse ? R: "J'ai joué le rôle que j'avais à jouer. Mais c'est compliqué. Il y a eu des moments où je me suis senti un peu esseulé. Entre Sergio et Paul (Gabrillagues) au Tournoi, Antoine (Burban), Djibril (Camara) et Laurent (Sempéré) pas mal blessés, Sylvain (Nicolas) qui n'a pas beaucoup joué... Sur le terrain, ce groupe de leaders a manqué." Q: A titre personnel, vous avez enfin enchaîné les matches après deux saisons quasiment blanches où vous avez été opéré trois fois... R: "Physiquement en début de saison j'ai mis du temps à être bien. Après, j'ai quand même connu une saison en dents de scie. Là, sur la fin, je me sens mieux. Mais je n'ai pas fait une saison pleine. J'ai un gros problème pour être satisfait de moi, et à partir du moment où on perd des matches j'estime que je n'ai pas été assez performant. Je ne suis pas à mon niveau d'avant la Coupe du monde 2015, et de la saison du titre (2014/15). J'ai besoin de souffler aussi, car la saison a été très longue, pour attaquer la prochaine à 100%." Q: Vous n'avez-donc pas été surpris de ne pas figurer sur la liste en vue de la tournée de juin du XV de France en Nouvelle-Zélande... R: "Quand tu n'as pas été appelé pendant deux ans et que tu n'as pas de contact (avec l'encadrement), non. Forcément tu as un pincement au coeur et ça fout les boules parce que tu as toujours envie d'y être, mais il faut continuer à bosser car clairement l'objectif est (la Coupe du monde) 2019. Ca l'est depuis octobre 2015. Il me reste une saison pour prouver que je peux en faire partie." Propos recueillis par Nicolas KIENAST
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