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Un an de Macron : est-il allé trop vite ?

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Un an de Macron : est-il allé trop vite ?

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La marée humaine des supporters d'Emmanuel Macron, devant la pyramide du Louvre, c'était il y a un an... Si un an, c'est peut-être un peu court pour faire un bilan de l'action du président français, on peut déjà constater quelques caractéristiques fortes de son mandat.

D'abord, la rapidité avec laquelle il a imposé sa vision du changement. Ce fameux "changement", que la majorité des Français appelaient de leurs voeux, c'est Emmanuel Macron, avec sa jeunesse, sa fraîcheur politique et sa volonté, qui l'a proposé.

Adam Plowright est l'auteur de "The French Exception” : “Le thème principal de l'élection française l'année dernière c'était la relation des Français avec leurs leaders politiques. Les Français voulaient des nouveaux visages et de nouvelles idées. Macron est arrivé au bon endroit au moment."

Elu pour "secouer" le pays, Macron a mis en avant la relance de l'économie, façon start-up, en promettant des créations d'emploi, de la croissance et la réduction des déficits.

"Il voulait tout faire très vite, déclare Adam Plowright. Il a annoncé tout de suite ce qu'il allait faire et sur plusieurs fronts à la fois. Je pense qu'il a réalisé qu'il avait une fenêtre d'opportunité et qu'il lui fallait agir dès le début de son mandat et lancer toutes ces réformes en même temps, pour peut-être obtenir des résultats pour la fin de son mandat".

Mais un an plus tard, le président, son Premier ministre en arrière plan et son gouvernement font face à une résistance de plus en plus forte. Un sondage révèle ce samedi que 55% des Français dressent un bilan "négatif" de l'action de celui qui est parfois surnommé le "président des riches".

Anelise Borgès, correspondante à Paris : "Alors que sur le plan national Emmanuel Macron traverse déjà une phase difficile, à l'étranger il marque des points et ramène la France au premier plan de la diplomatie internationale. Le Brexit, la Syrie, le nucléaire iranien ou même le Yémen, aucun sujet ne semble être trop risqué pour le Président français, qui entend aujourd'hui porter la voix de la France et se poser en nouveau chef du monde libre".