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Rugby: Leinster, retour de flamme en Coupe d'Europe

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Rugby: Leinster, retour de flamme en Coupe d'Europe

Rugby: Leinster, retour de flamme en Coupe d'Europe
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Fini la période de vaches maigres: triste sous le mandat de Matt O'Connor, le Leinster, adversaire du Racing 92 samedi en finale de Coupe d'Europe à Bilbao, a retrouvé son rang et son jeu flamboyant avec l'arrivée aux commandes de Leo Cullen, son ancien capitaine. 19 avril 2015. Les spectateurs présents au stade Vélodrome de Marseille pour une demi-finale de Coupe d'Europe Toulon-Leinster (25-20 a.p.) ont sans doute ressenti un pincement au coeur devant la partition proposée par la province irlandaise, qui tapé au pied pendant quasiment tout le match. Une stratégie bien éloignée du style léché qui lui avait permis de remporter trois Coupes d'Europe sous la houlette de Michael Cheika (2009) et Joe Schmidt (2011 et 2012). Dont la dernière après un récital offensif face à l'Ulster (42-14). S'il est sans doute difficile passer après Schmidt, parti en 2013 entraîner l'Irlande avec succès, O'Connor, qui lui a succédé, est apparu après coup comme une erreur de casting. Un peu par les résultats obtenus: les Dublinois ont certes remporté la Ligue celte en 2014, mais ont terminé l'année suivante à une indigne cinquième place, leur pire classement. Et en Coupe d'Europe, ils avaient déjà buté sur le RCT en 2014, mais en quarts de finale. Beaucoup en terme de jeu: lors de l'épopée continentale de 2014-2015, le Leinster possédait la plus mauvaise attaque en terme d'essais des quarts de finalistes. Et s'appuyait surtout sur le triptyque conquête-défense-occupation qui avait permis à O'Connor de remporter le championnat d'Angleterre avec Leicester en 2013. Face à ce constat, O'Connor a été remercié à l'été 2015, et les clés du redressement ont été confiées à Cullen, entraîneur des avants et capitaine lors des trois glorieuses européennes. - 'Nous voulons attaquer' - L'ancien deuxième ligne international a d'emblée annoncé la couleur: "Les amoureux du Leinster veulent voir un certain style de rugby. Nous voulons prendre des initiatives, et non pas nous contenter de défendre pendant 80 minutes en attendant la faute de l'adversaire." L'ancien arrière Girvan Dempsey, devenu entraîneur des trois-quarts, était sur la même longueur d'ondes: "Nous voulons attaquer. Nous avons une vision claire du +Leinster Way+, à laquelle nous avons été biberonnés et que nous voulons proposer. Je pense que cela plaît à tous les joueurs." Un peu plus de deux ans plus tard, et après une première saison en 2015-2016 de reconstruction, le "Leinstentertainment", jeu de mot entre le nom de la province et le terme "spectacle" ("entertainment"), semble de retour. Grâce aussi à l'arrivée dans l'encadrement, en septembre 2016, de l'ancien sélectionneur de l'Angleterre Stuart Lancaster, au retour au bercail de l'ouvreur-vedette Jonathan Sexton (à l'été 2015) et à l'éclosion d'une nouvelle génération. Celle des Henshaw (arrivé du Connacht en 2016), Ringrose, Carbery, Byrne, Leavy, van der Flier ou, plus récemment, James Ryan et Larmour. Le Leinster se présente en effet samedi à Bilbao après avoir remporté ses six matches de poule, seule équipe dans ce cas, et inscrit 22 essais et 176 points (deuxième meilleure attaque de la phase régulière derrière les Saracens). Et terrassé en quarts de finale les "Sarries", justement, doubles tenants du titre (30-19), puis au tour suivant les Scarlets (38-16). Un retour de flamme qu'entend bien éteindre le Racing.
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