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Iran : les entreprises de l'UE impactées

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Iran : les entreprises de l'UE impactées

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La décision américaine de sortir de l'accord sur le nucléaire iranien a un impact direct sur les entreprises européennes, notamment françaises, qui en trois ans ont multiplié les échanges commerciaux avec l’Iran.

Exemple dans le secteur automobile, avec Renault, qui a vendu plus de 160 000 voitures en Iran l'an dernier. Problème, son partenaire, le Japonais Nissan, est présent sur le sol américain et devra se plier aux injonctions de Washington, qui exige des entreprises étrangères de ne plus commercer avec l'Iran, sous peine d'être sanctionnées.

Avec une part de marché de 30 %, le groupe français PSA est également bien implanté en Iran mais il risque de devoir abandonner des projets aux États-Unis où il envisage de lancer un service d'autopartage.

Les projets du pétrolier Total sont également compromis. L'entreprise française s'est engagée sur un investissement de cinq milliards de dollars pour exploiter le gisement South Pars, dans le golfe Persique. Total avait toutefois prévenu que le maintien de cet accord dépendait de la position de Washington sur le nucléaire iranien.

Dans le secteur aérien, Airbus a vendu une centaine d'appareils aux compagnies iraniennes pour un montant estimé à près de 10 milliards de dollars. Problème, une partie des pièces qui équipent ses avions sont fabriquées sur le sol américain.

Enfin, le groupe hôtelier français Accor, qui a ouvert un hôtel en Iran en 2015, devra également se conformer à la réglementation américaine.

Washington a averti que les entreprises engagées avec l’Iran auront jusqu’à six mois pour rompre leurs liens, sous peine d'être être frappées par des mesures punitives, qui pourraient leur barrer l'accès au marché américain.