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L'Irak depuis l'invasion américaine de 2003

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L'Irak depuis l'invasion américaine de 2003

L'Irak depuis l'invasion américaine de 2003
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Rappel des dates-clés de l'Irak depuis l'invasion américaine et la chute du régime de Saddam Hussein en 2003. - Occupation - Le 20 mars 2003, début de l'opération "Liberté de l'Irak", l'intervention militaire américano-britannique lancée après des accusations contre le régime de Saddam Hussein selon lesquelles il détient des "armes de destruction massive (ADM)". Le 9 avril, les Américains sont à Bagdad, où la statue de Saddam Hussein est renversée par un blindé américain, épaulé par une centaine d'Irakiens. Le 1er mai, le président George W. Bush déclare que "l'essentiel des opérations militaires est terminé", mais la guerre contre le terrorisme continue. Le 16 mai, l'Américain Paul Bremer, nommé administrateur civil, interdit l'accès aux fonctions publiques aux responsables du parti Baas de Saddam Hussein, puis annonce la dissolution des organes de sécurité. Le 2 octobre, un rapport américain du Groupe d'inspection reconnaît qu'aucune ADM n'a été découverte. Le 13 décembre, Saddam Hussein est capturé près de Tikrit, au nord de Bagdad. Il sera pendu fin 2006. En avril 2004, des images de prisonniers irakiens humiliés par des militaires américains à la prison d'Abou Ghraïb sont diffusées. Indignation mondiale. - Transfert du pouvoir - En juin 2004, le pouvoir est transféré au gouvernement intérimaire. L'Autorité provisoire de la coalition, créée par les Américains, est dissoute. Paul Bremer quitte le pays. Fin janvier 2005, les Irakiens sont appelés à voter pour choisir les membres de l'Assemblée constituante et des conseils provinciaux. Le scrutin est boycotté par les sunnites. Les chiites, qui représentent deux tiers de la population, obtiennent la majorité absolue devant les Kurdes. En avril, le Kurde Jalal Talabani est élu président par le Parlement, et le chiite Ibrahim al-Jaafari est nommé Premier ministre. En octobre, une nouvelle Constitution institue le fédéralisme et légalise l'autonomie du Kurdistan. En décembre, l'Alliance unifiée irakienne (chiites conservateurs) remporte les législatives, sans majorité absolue. - Conflit confessionnel - Le 22 février 2006, le dynamitage d'un mausolée chiite au nord de Bagdad fait entrer sunnites et chiites dans des violences qui feront des dizaines de milliers de morts, jusqu'en 2008. En avril, le chiite Nouri al-Maliki est chargé de former un gouvernement par Jalal Talabani, réélu à la présidence. Le 14 août 2007, plus de 400 personnes meurent dans les attentats les plus meurtriers en quatre ans, contre la minorité yazidie (nord). En décembre 2011, les derniers soldats américains quittent l'Irak, laissant le pays plongé dans une grave crise. Entre 2003 et 2011, plus de 100.000 civils ont été tués, selon l'organisation Iraq Body Count. Les Etats-Unis ont déploré près de 4.500 morts. - Lutte antijihadistes - En janvier 2014, les jihadistes du groupe Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), dont le nom deviendra Etat islamique (EI), prennent le contrôle de Fallouja et de quartiers de Ramadi, dans la province d'Al-Anbar. Début juin, l'EI s'empare de Mossoul avant de contrôler près d'un tiers de l'Irak. Nouri al-Maliki, accusé d'avoir semé le chaos en marginalisant les sunnites, est écarté de son poste et remplacé par Haider al-Abadi. Avec l'aide d'une coalition internationale dirigée par les Etats-Unis, les forces irakiennes vont lancer une contre-offensive et chasser l'EI de tous les centres urbains. La victoire contre l'EI est proclamée en décembre 2017. - Crise Bagdad-Kurdistan - Le 25 septembre 2017, le président du Kurdistan, Massoud Barzani, organise, contre l'avis de Bagdad, un référendum d'indépendance, qui se termine en fiasco malgré la victoire du oui. Bagdad reprend aux Kurdes l'ensemble des zones disputées où se trouvent d'importants champs de pétrole.
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