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Accord entre Koweït et Philippines pour réglementer le travail des domestiques

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Accord entre Koweït et Philippines pour réglementer le travail des domestiques

Accord entre Koweït et Philippines pour réglementer le travail des domestiques
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Koweït et Manille ont signé vendredi un accord réglementant le travail des domestiques, après une crise diplomatique entre les deux pays ayant mené à une interdiction pour les travailleurs philippins d'aller travailler dans le pays du Golfe. Ce texte accorde aux travailleurs philippins de nouveaux droits mais sa signature n'implique pas la levée automatique de l'interdiction, une décision qui revient à la présidence philippine. "Nous venons de signer un accord sur l'emploi des travailleurs domestiques entre les deux pays", a annoncé le ministre koweïtien des Affaires étrangères, Cheikh Sabah Al-Khaled Al-Sabah, lors d'une conférence de presse avec son homologue Alan Peter Cayetano. Environ 262.000 Philippins travaillent au Koweït, dont près de 60% comme employés de maison, selon le ministère philippin des Affaires étrangères. Des groupes de défense des droits de l'Homme n'ont cessé de tirer la sonnette d'alarme sur les conditions de travail des travailleurs migrants dans le Golfe, où sont employés plus de deux millions de Philippins. En février, le président philippin Rodrigo Duterte avait interdit provisoirement aux Philippins d'aller travailler au Koweït après le meurtre d'une domestique philippine dont le corps avait été retrouvé dans un congélateur, portant des traces de torture. La crise entre les deux pays s'est aggravée en avril quand l'Etat du Golfe a ordonné l'expulsion de l'ambassadeur des Philippines et rappelé son ambassadeur à Manille, après la diffusion de vidéos montrant des équipes de l'ambassade philippine en train d'organiser la fuite de domestiques des résidences de leurs employeurs soupçonnés de les maltraiter. Fin avril, M. Duterte avait fini par interdire définitivement à ses concitoyens d'aller travailler au Koweït et les deux pays étaient en train de négocier un accord afin, selon Manille, de mettre fin à la crise et permettre la levée de l'interdiction. "Notre avons pris des mesures pour le retour à des relations normales et (le retour) des ambassadeurs", a affirmé le chef de la diplomatie koweïtienne, sans donner de date. "Nous allons bientôt nommer un nouvel ambassadeur", a de son côté assuré M. Cayetano, soulignant que cet accord représentait un pas important mais que la décision de lever l'interdiction revenait au président philippin. La veille de la signature de l'accord, un responsable de la délégation philippine à Koweït avait affirmé à l'AFP croire que la crise entre les deux pays était "terminée". "Nous devons maintenant faire en sorte de développer les relations bilatérales." L'accord "donne un certain nombre de droits aux travailleurs philippins", avait-t-il indiqué, précisant qu'ils pourraient désormais garder leurs téléphones portables, avoir un jour de repos hebdomadaire et recourir à l'aide des autorités de Manille si nécessaire. Selon une copie de l'accord consultée par l'AFP, les employeurs n'auront par ailleurs plus le droit de confisquer les passeports de leurs travailleurs.
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