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Le chef des inspecteurs de l'AIEA démissionne

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Le chef des inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a démissionné vendredi, a annoncé un porte-parole de cette agence onusienne. Aucune raison n'a été invoquée pour expliquer le départ de Tero Varjoranta, qui intervient après que le président américain Donald Trump a annoncé la sortie de son pays de l'accord sur le nucléaire iranien, dont l'AIEA était chargée de vérifier l'application. "Les activités de sécurisation de l'agence se poursuivront de manière très professionnelle", a ajouté le porte-parole à Vienne, où l'AIEA a son siège. Tero Varjoranta, qui occupait ses fonctions depuis fin 2013, a été remplacé à titre provisoire par Massimo Aparo, le directeur par intérim du Bureau de l'agence chargé des vérifications dans le domaine nucléaire en Iran. Son successeur sera nommé dès que possible, a déclaré le porte-parole. La Maison Blanche a fait savoir jeudi qu'elle voulait que les inspections de sites nucléaires iraniens se poursuivent en dépit du retrait des Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien. "Nous devons être en mesure d'aller sur un site et de vérifier ce site. Nous devons être en mesure d'aller dans leurs bases militaires pour voir si oui ou non ils trichent", a de son côté déclaré jeudi soir Donald Trump. L'accord signé entre l'Iran et les grandes puissances en 2015 avait permis une suspension des sanctions occidentales et onusiennes relatives au programme nucléaire de Téhéran, en échange de quoi l'Iran avait accepté de brider ce programme pour garantir qu'il n'était pas destiné à obtenir la bombe atomique. Aux termes de l'accord, l'Iran applique le Traité de non-prolifération des armes nucléaires (TNP) sans l'avoir encore ratifié, ce qui l'engage à ouvrir toutes ses installations nucléaires déclarées à des contrôles inopinés de l'AIEA. Le texte contraint les autorités iraniennes à ouvrir tout site aux inspecteurs dans les 24 jours et une surveillance à distance 24h/24 a été établie sur plusieurs sites. Les Européens, quant à eux, ont entamé des discussions dès mercredi pour convaincre l'Iran de ne pas sortir de l'accord encadrant son programme nucléaire en réponse au retrait des Etats-Unis. La Russie et la Chine veulent aussi tenter de sauver cet accord.
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