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L'enquête se concentre sur la recherche de l'identité de l'auteur de l'attaque au couteau à Paris revendiquée par l'EI

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L'enquête se concentre sur la recherche de l'identité de l'auteur de l'attaque au couteau à Paris revendiquée par l'EI

L'enquête se concentre sur la recherche de l'identité de l'auteur de l'attaque au couteau à Paris revendiquée par l'EI
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L'enquête sur l'attaque au couteau à Paris revendiquée par le groupe jihadiste Etat islamique, et qui a coûté la vie samedi soir à une personne, se concentrait dimanche matin sur la recherche de l'identité de l'assaillant abattu par les policiers. Un passant, âgé de 29 ans, a été tué et quatre personnes blessées par l'homme armé d'un couteau qui a crié "Allah Akbar" selon des témoins. Les blessés sont hors de danger, a indiqué dans la nuit, le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb. "L'auteur de cette attaque au couteau à Paris est un soldat de l'Etat islamique", a déclaré une "source sécuritaire" à Amaq, l'agence de presse de l'EI. L'assaillant qui n'avait pas de papiers sur lui n'a pas été identifié. "La France paye une nouvelle fois le prix du sang mais ne cède pas un pouce aux ennemis de la liberté", a réagi le président Emmanuel Macron sur Twitter. Le Premier ministre Edouard Philippe a salué "l'exceptionnelle réactivité des forces de police", dont l'intervention en quelques minutes a permis d'éviter "un bilan plus lourd". L'agression a eu lieu peu avant 21h00 rue Monsigny, dans le IIe arrondissement, en plein coeur de Paris, près de l'Opéra, un quartier touristique de bars, restaurants et théâtres très fréquenté le samedi soir. "A ce stade et sur la foi d'une part de témoignages faisant état du fait que l'agresseur a crié +Allah Akbar+ en attaquant les passants au couteau" et "compte tenu du mode opératoire, nous avons saisi la section antiterroriste du parquet de Paris", a déclaré le procureur de la République François Molins. Un policier a fait usage d'un pistolet à impulsions électriques pour maîtriser l'assaillant, qui avait menacé les forces de l'ordre. Puis un deuxième fonctionnaire de police lui a tiré dessus à deux reprises, le blessant mortellement, selon une source policière. Un homme de 34 ans a été transporté en "urgence absolue" à l'hôpital parisien Georges-Pompidou et une femme de 54 ans a aussi été grièvement blessée. Une femme de 26 ans et un homme de 31 ans l'ont été plus légèrement. "La personne la plus grièvement blessée (...) va mieux", elle "a été opérée et donc aujourd'hui elle est sauvée", s'est réjoui dans la nuit le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, qui s'est rendu à son chevet à Georges-Pompidou. "Deux de ses amis sont dans un autre hôpital, ils sont totalement hors de danger. Une quatrième personne qui avait été blessée est aussi hors de danger", a-t-il ajouté. Le ministre a tenu à "saluer (la) mémoire" du jeune homme qui "a perdu la vie". "C'est à nouveau la jeunesse de France qui est frappée", a-t-il relevé, deux ans et demi après les attentats sanglants du Bataclan et des terrasses des Xe et XIe arrondissements de Paris. Près de l'Opéra, les témoins racontaient la panique qui a saisi ceux qui passaient la soirée dans le quartier. "On a entendu deux coups de feu, on ne savait pas ce que c'était, on a vu des gens partir en courant et on est partis en courant aussi", a raconté Sébastien, qui se trouvait à la terrasse bondée d'un café avec deux amis. "On a croisé quelqu'un qui sortait de l'immeuble et qui a dit avoir vu l'assaillant égorger quelqu'un. Des gens se sont réfugiés dans le bar", a ajouté son ami Maxime. - "Représailles" - "Ce soir, notre ville a été meurtrie", a dit la maire de Paris, Anne Hidalgo, qui s'est rendue sur place. "Une attaque lâche et barbare qui ne peut se réclamer d'aucune religion et que nous condamnons fermement", a abondé la grande mosquée de Paris sur Twitter. Cette attaque intervient alors que la France vit sous une constante menace terroriste. La dernière attaque meurtrière, le 23 mars à Carcassonne et à Trèbes (Aude), avait porté à 245 le nombre de victimes tuées dans les attentats sur le sol français depuis 2015. Des attaques ont déjà été menées au couteau, notamment à Marseille en octobre 2017. Particulièrement visée, la France fait partie de la coalition militaire internationale intervenant en Syrie et Irak contre l'EI. Dans son communiqué de revendication, l'EI affirme que l'assaillant de Paris a agi "en représailles envers les Etats de la coalition".
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