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Pas de Mondial pour Guerrero: la poisse du Pérou, la chance à "DD"

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Pas de Mondial pour Guerrero: la poisse du Pérou, la chance à "DD"

Pas de Mondial pour Guerrero: la poisse du Pérou, la chance à "DD"
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Le malheur des uns... La bonne étoile légendaire de Didier Deschamps brille un peu plus depuis l'annonce fracassante de l'absence au Mondial-2018 de Paolo Guerrero, principal attaquant du Pérou, futur adversaire de l'équipe de France en Russie. "Il est dans sa chambre, dévasté et déprimé. On a coupé les jambes de Guerrero avec cette sanction", s'est plainte sa mère, Petronila Gonzales, sur la radio brésilienne RPP. Le capitaine et buteur du Pérou, épinglé pour dopage, a vu sa peine alourdie en appel par le Tribunal arbitral du sport (TAS), qui a porté sa suspension de 6 à 14 mois. Initialement suspendu un an par la Fifa, sa sanction avait été réduite fin décembre à six mois, lors d'un premier recours. Elle devait s'achever le 3 mai, ce qui pouvait permettre au "Prédateur" (son surnom) de disputer la Coupe du monde (14 juin-15 juillet). D'ailleurs, l'idole du populaire club brésilien de Flamengo figurait dans la liste élargie de 25 joueurs annoncée dimanche par la Fédération péruvienne (FPF). Mais Guerrero (34 ans) a fait appel fin janvier et demandé à ce que "la décision de suspension soit annulée et qu'aucune sanction ne lui soit imposée", avait indiqué à l'AFP un porte-parole du TAS. L'Agence mondiale antidopage (AMA) avait aussi, de son côté, fait appel le 19 février et demandé une suspension d'au moins un an. Le TAS a abondé. Il a admis que Guerrero n'avait "pas essayé d'améliorer ses performances" en ingérant "du thé contenant la substance prohibée", mais a considéré que le joueur s'était tout de même rendu coupable de "faute ou négligence". "Considérant que, en cas de faute non significative ou de négligence, la sanction devait, conformément aux règlements applicables de la Fifa, être d'un à deux ans de suspension, le TAS a considéré que la sanction appropriée devait être de 14 mois au regard du degré de faute" commise par le joueur, explique l'entité judiciaire suprême en matière sportive. - Farfan, Carrillo, Ruidiaz - Guerrero avait été testé positif à un métabolite de cocaïne, substance inscrite sur la liste des interdictions de l'AMA, à la suite d'un contrôle effectué après un match de qualifications pour le Mondial-2018 contre l'Argentine, le 5 octobre 2017. Il avait ensuite manqué les deux rencontres du barrage qualificatif remporté contre la Nouvelle-Zélande (0-0, 2-0). Le Pérou, dernier pays qualifié pour la Coupe du monde, le 15 novembre, n'a plus participé à une phase finale du tournoi mondial depuis 1982. La sélection andine du sélectionneur argentin Ricardo Gareca a été versée dans le groupe C du tournoi russe où elle affrontera au sein du groupe C le Danemark, la France et l'Australie. L'horizon se dégage encore un peu plus pour les Bleus, déjà épargnés par le tirage au sort du 1er décembre dernier au Kremlin. Le Pérou faisait figure de principal adversaire, et Guerrero (33 buts en 87 capes) de principale menace, malgré son âge avancé et son manque de rythme lié à cette saison hachée par la suspension. "Je n'imagine pas un Mondial sans Paolo", s'était exclamé l'autre grand nom de la sélection, Jefferson Farfan (33 ans), lundi en arrivant à Lima pour démarrer la préparation, et avant de prendre connaissance de la nouvelle. Les autres attaquants convoqués sont André Carrillo, auteur de 2 buts en 30 matches avec le club anglais de Watford cette saison, et Raul Ruidiaz, qui joue au club mexicain de Morelia. Sans Guerrero, "ce sera très difficile", avait souligné le milieu Renato Tapia. "Face à la décision rendue aujourd'hui (lundi) par le TAS, la Fédération péruvienne de football (FPF) regrette vivement l'aggravation de la sanction infligée à notre joueur majeur Paolo Guerrero" a réagi la FPF dans un communiqué. En préparation, le Pérou affrontera l'Ecosse, le 29 mai à Lima, puis l'Arabie saoudite le 3 juin à Altach (Autriche), et enfin la Suède le 9 juin à Göteborg.
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