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Europa League: à Marseille, la fièvre monte à la veille de la finale

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Europa League: à Marseille, la fièvre monte à la veille de la finale

Europa League: à Marseille, la fièvre monte à la veille de la finale
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"Ca fait un bien fou de retrouver l'effervescence de la grande époque!" Comme David, les supporters marseillais comptent les heures avant la finale de l'Europa League, mercredi à Lyon, avec en tête un espoir: la victoire, vingt-cinq ans après le sacre de l'OM en Ligue des Champions. "Cela faisait une éternité qu'on n'avait pas vécu ça", s'enthousiasme David, cadre dans une banque, venu pendant sa pause-déjeuner acheter un tee-shirt à la boutique officielle du club, au pied du stade Vélodrome. Abonné depuis vingt ans, le trentenaire a eu la chance d'être tiré au sort, et il a donc posé deux jours de congés pour assister à la finale entre l'OM et l'Atletico de Madrid avec son club de supporters. "J'y vais pour la victoire, sur un match tout est possible", assure-t-il, tiré à quatre épingles dans un costume impeccable, mais "prêt à faire la fête" pendant plusieurs jours en cas de sacre. Dans la ville, plusieurs banderoles ont été déployées par des supporters de l'OM. "Allez l'OM", peut-on lire sur l'une d'elles, tout autour du terre-plein central de la place Castellane, dans le centre-ville. "Le club était en sommeil mais depuis six-sept ans, on assiste à une +remontada+ de l'image de l'OM, avec cette finale, on sent une véritable effervescence", se félicite le responsable de la boutique des supporters de l'OM, en face du Vélodrome. Dans le magasin, des clients vont et viennent, pour acheter principalement des écharpes, "tout ce qui permet de porter haut les couleurs de l'OM". - "A fond!" - Sur la Canebière, dans une autre boutique officielle du club, quelques retardataires font des emplettes pour afficher leurs couleurs mercredi soir. "J'ai déjà plein de maillots mais là j'ai racheté le haut et le bas pour l'occasion", sourit Chaidebbour, une jeune femme qui travaille au Vélodrome. Cédric Villedose, un cuisinier de 46 ans, lui, est inquiet: il travaille pendant le match et son restaurant sur l'île du Frioul n'a pas de téléviseur: "J'espère que, pour une fois, le patron va fermer. Je croise les doigts pour qu'il fasse un geste et que je puisse rejoindre mes potes sur le Vieux-Port. J'espère retrouver les mêmes sensations qu'en 1993, j'en ai encore des frissons...". "On est une ville de foot, une victoire ça permettrait de redorer le blason de Marseille", veut-il croire. Croisé dans le centre-ville, Thomas Azema, un étudiant en droit de 19 ans, peine à contenir son excitation. "Je suis à fond!". Lui aussi aura la chance d'assister à la finale à Lyon. Avec son groupe de supporters, les South Winners, il prend le car à 10H00 mercredi : "Je voulais emmener mon maillot de 1993 mais il n'est pas à ma taille, alors j'ai pris mon maillot Thauvin que je mets à chaque fois!" "La fièvre monte, on va donner toute notre voix!", lance-t-il. Côté politique, on n'est pas en reste : la sénatrice PS Samia Ghali et le président LR du conseil régional de Paca Renaud Muselier devraient eux aussi faire le déplacement à Lyon. Pour les autres, il reste la fan zone au Vélodrome et la retransmission télévisée. Et pour ceux qui ne veulent pas suivre le match seuls, le supporter star de l'OM René Malleville fait profiter de son réseau de quelque 80.000 abonnés sur Twitter. Un écran géant ou un bar qui retransmet le match à Aurillac, à Albi, au Touquet, à Copenhague, à Washington ou à Shanghaï ? Demandez à René, il trouve !
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