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Rugby: Toulouse encore en convalescence

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Rugby: Toulouse encore en convalescence

Rugby: Toulouse encore en convalescence
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Éliminé samedi en barrage à domicile par Castres (11-23), Toulouse, club le plus titré du rugby français, a encore des étapes à franchir pour rejouer un jour les premiers rôles au sommet du Top 14. Certes, la saison dernière, achevée à une humiliante douzième place qui avait privé les Rouge et Noir de phases finales pour la première fois depuis 41 ans, est (un peu) oubliée. Mais quand on s'appelle le Stade Toulousain et qu'on dispose de l'un des plus gros budgets du Top 14 et du plus grand palmarès du rugby français (19 Boucliers de Brennus), on peut et on doit logiquement espérer mieux. "Quand tu finis troisième (de la saison régulière), tu te dois de jouer le dernier carré", dont Toulouse n'a pas fait partie depuis 2015, "on va avoir un goût d'amertume assez long", regrettait l'entraîneur Ugo Mola après la rencontre. Fort d'un recrutement réussi (Kolbe, Faumuina, Dupont, Holmes), très peu sollicité par le XV de France - ce qui lui a permis de passer sans encombres la période de doublons - et absent de la Coupe d'Europe pour la première fois depuis la création de cette compétition, Toulouse avait pourtant globalement maîtrisé la phase régulière et lutté pour la deuxième place jusqu'à la dernière journée. Avant cet échec douloureux face au CO qui "doit nous servir à préparer la suite", tente de positiver Mola. Car trois ans après le départ de Guy Novès, emblématique patron de la maison rouge et noire auréolé de dix titres de champion de France dont le dernier en 2012, la transition n'est pas encore tout à fait achevée et ne le sera que lorsque Toulouse sera de nouveau en haut de l'affiche. - 'On n'est pas morts' - "A nous de comprendre ce qui nous manque encore", insiste le président Didier Lacroix, aux commandes depuis juillet dernier. "C'est difficile à entendre mais c'était une équipe convalescente" au début de la saison, "le Stade Toulousain a su soigner un certain nombre de blessures, pas toutes. Si on ne les avait pas soignées, on serait peut-être déjà morts. Aujourd'hui, on n'est pas morts" mais "on a une équipe qui doit se construire encore", ajoute-t-il. Cette reconstruction, Lacroix a choisi de la faire avec l'aide d'un grand nom, le All Black Jerome Kaino dont la signature a souligné au printemps le regain d'attractivité du club sur le marché des transferts. Changement d'époque, Kaino arrivera dans un vestiaire qui ne comptera plus aucun joueur aligné lors de la dernière finale remportée en 2012, les derniers arrêtant (Fritz) ou quittant le club (David pour Castres, Doussain pour Lyon, Maestri pour le Stade Français). "Il faudra donc tout reconstruire, enfin. C'est une étape", juge Mola. Une étape sur le chemin du retour au plus haut niveau qui compte, au delà du terrain, encore des obstacles extra-sportifs dont l'assainissement des finances et le conflit virulent qui oppose le club à son actionnaire Fiducial qui met en cause la véracité des comptes. Mais sur ce plan, Lacroix est confiant. "Rassurez-vous, la DNACG (le gendarme financier du rugby, ndlr) nous a confortés dans notre capacité à rétablir la situation de déficit structurel dans laquelle on est", assurait-t-il en milieu de semaine à l'AFP. Et les finances sont le nerf de la guerre.
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