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Tour d'Italie: Yates vacille pour la première fois

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Tour d'Italie: Yates vacille pour la première fois

Tour d'Italie: Yates vacille pour la première fois
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Le Britannique Simon Yates a donné ses premiers signes de lassitude dans le Giro, jeudi, à Prato Nevoso, et a perdu la moitié de son avance sur son dauphin, le Néerlandais Tom Dumoulin, dans la 18e étape. A la peine dans les deux derniers kilomètres, le porteur du maillot rose a lâché du lest à Dumoulin mais aussi au grimpeur italien Domenico Pozzovivo et au Britannique Chris Froome, qui lui ont tous pris une trentaine de secondes à la veille de l'étape-reine dans les Alpes. A trois jours de l'arrivée à Rome, Yates, en tête du classement depuis l'Etna (6e étape), n'a plus qu'une marge de 28 secondes sur Dumoulin. Autant dire que la course a été totalement relancée sur les rampes moyennement pentues de la station piémontaise de Prato Nevoso, où le succès d'étape est revenu au jeune allemand Maximilian Schachmann (24 ans). "J'ai fait du mieux que je pouvais. Je n'avais tout simplement pas de jambes à la fin. Juste fatigué", a reconnu Yates qui répétait depuis son succès d'étape de Sappada, dimanche, être fatigué sans convaincre totalement. Devant les journalistes, une heure après l'arrivée, le Britannique a préféré ensuite positiver: "J'ai encore deux jours à tenir. Je suis confiant. Je vais rebondir. La prochaine étape me conviendra mieux." - Pinot sur la pente descendante - La 19e étape (185 km) a pourtant tout d'une terreur. Des portes de Turin à Jafferau, au-dessus de Bardonecchia, le Giro grimpe le colle delle Fenestre, le point le plus haut (2178 m) de cette édition, au bout d'une très longue ascension (18,5 km). A la sortie de la forêt, la route est non-asphaltée sur ses 7800 deniers mètres dans un amphithéâtre naturel où l'enthousiasme du public se déchaîne à chaque fois depuis le premier passage du Giro en 2005. Au sommet, il reste quasiment 75 kilomètres et surtout le final de Jafferau, très raide, pour rejoindre le site en impasse situé tout près de la frontière française. Tout peut se jouer encore dans cette montée (7,2 km à 9,1 %) au vu des écarts. Même Pozzovivo (3e à 2 min 43 sec) et Froome (4e à 3 min 22 sec) ont encore leur chance. "C'était une bonne journée", s'est d'ailleurs réjoui Froome, le quadruple vainqueur du Tour de France dont l'attaque, prolongée par son coéquipier néerlandais Wout Poels, a mis Yates en difficulté. Pozzovivo puis Dumoulin sont revenus sur lui mais le porteur du maillot rose a vu le quatuor s'éloigner, entre soleil et nuages sur Prato Nevoso, sans pouvoir suivre. "C'est la première fois depuis le départ que Yates n'est pas à cent pour cent", a relevé Froome qui n'a pas encore abdiqué: "Nous avons encore deux étapes très, très dures devant nous." Pozzovivo, pour sa part, reste en embuscade, toujours placé sur le podium virtuel qui est son objectif déclaré. "Perdre quelques secondes n'est pas un bon signal", a estimé le vétéran italien (35 ans) à propos de Yates. "Mais, ça ne veut rien dire de définitif. Tout le monde peut avoir un jour-sans". En revanche, Thibaut Pinot a confirmé être sur la pente descendante dans cette fin de Giro. Le Français, qui se sent un peu malade, a lâché une poignée de secondes sur Yates dans le final de Prato Nevoso et a vu se rapprocher, à 30 secondes seulement, le grimpeur colombien Miguel Angel Lopez.
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