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500 miles d'Indianapolis: "On a un coup à jouer", insiste Bourdais

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500 miles d'Indianapolis: "On a un coup à jouer", insiste Bourdais

500 miles d'Indianapolis: "On a un coup à jouer", insiste Bourdais
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Un an après son grave accident sur ce même circuit, Sébastien Bourdais va s'élancer dans les 500 miles d'Indianapolis dimanche depuis la deuxième ligne sur la grille de départ: "On a un coup à jouer", insiste le pilote français de l'écurie Dale Coyne, dont le meilleur résultat à "Indy" est sa 7e place en 2014. Q: Comment avez-vous véçu votre retour sur le circuit que vous aviez quitté dans une ambulance l'an dernier, avec de multiples fractures, après avoir percuté le muret de protection à 370 km/h lors de la première journée des qualifications? R: "Le week-end des qualifications a probablement été le week-end le plus difficile de ma carrière, car tu te retrouves exactement dans les mêmes conditions que l'année précédente où tu t'es retrouvé à l'hôpital, c'est évident que c'était compliqué, mais cela fait partie de la thérapie et du métier. En faisant cet exercice qui est un peu périlleux, clairement tu sais que tu prends le risque que cela arrive de nouveau, mais ça n'arrive pas tous les jours, j'ai réussi à faire quinze ans de carrière sans que cela m'arrive. J'espère que cela n'arrivera jamais de nouveau, mais mentalement il y avait quand même une petite barrière, ce n'était pas évident d'en faire abstraction. C'était une petite victoire contre moi-même. Au bout du compte, on n'a pas essayé de prendre des risques énormes pour essayer d'aller chercher la pole". Q: Dans ce contexte, vous avez quand même réalisé vos meilleures qualifications (5e) de votre carrière à "Indy", c'est de bon augure, même si on sait que la position sur la grille de départ n'est pas déterminante pour la victoire finale dans une épreuve qui dure trois heures... R: "Cette année, la position de départ pourrait être plus importante que d'habitude. On annonce des conditions très chaudes avec des températures grimpant jusqu'à 30C et avec des voitures compliquées dans le trafic. Si cela se confirme, cela ne va pas être évident de dépasser. Partir devant et essayer d'y rester, cela va être la clef de la course, il ne faut pas trop bouger du top 5, car cela pourrait être compliqué, compliqué, compliqué derrière. Je n'ai jamais été positionné comme cela. L'année dernière, j'avais la voiture qui était la référence, qui faisait peur à tout le monde, mais je n'ai pas pris le départ, je n'ai pas pu en profiter. On a l'air d'être dans le coup et d'avoir autant de chances que les autres de s'imposer, on a un coup à jouer". Q: Que représenterait pour vous une victoire à Indianapolis alors que la dernière victoire d'un pilote français remonte à 1914? R: "Personnellement étant du Mans et ayant mon histoire avec les 24 Heures (trois fois 2e, NDLR), Le Mans, c'est très particulier, mais dans la légende de l'automobile, les 500 miles restent la référence (...) Je ne fais pas de la course auto pour être dans l'histoire, mais quand tu regardes l'histoire de cette course, cela t'aide à mettre les choses en perspective et à les apprécier à leur juste valeur. Si tu as la chance de t'imposer, c'est une consécration dans une carrière, personne ne pourra jamais te l'enlever". Propos recueillis par Jérôme RASETTI
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