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Espagne: Podemos soutient ses dirigeants après la polémique sur leur villa

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Espagne: Podemos soutient ses dirigeants après la polémique sur leur villa

Espagne: Podemos soutient ses dirigeants après la polémique sur leur villa
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La base du parti de la gauche radicale espagnole Podemos a voté très largement en faveur du maintien à sa tête de son couple de dirigeants après la polémique sur leur villa chic, selon les résultats du vote annoncés dimanche. Après la révélation par la presse de l'achat par Pablo Iglesias et Irene Montero, numéros un et deux du troisième parti d'Espagne, d'une villa de plus de 600.000 euros avec piscine dans une banlieue cossue de Madrid, le couple avait lancé une consultation afin de savoir si les militants les soutenaient encore pour diriger la formation. 68,42% des militants ayant voté de mardi à dimanche sur l'internet, soit 128.300 personnes, ont répondu par l'affirmative. 31,58% ont voté contre eux et 0,35% ont voté blanc. Près de 190.000 militants sur les près de 500.000 que compte la formation ont participé à ce vote alors qu'Iglesias avait considéré que si plus de 120.000 militants votaient, cette consultation en forme de plébiscite serait un succès. Podemos a donc salué dimanche un résultat "historique" et un "record" de participation. Plusieurs voix se sont toutefois élevées en début de semaine dernière au sein de la formation sur cette affaire que la presse espagnole a baptisé "Chaletgate" (chalet signifiant villa en espagnol). Et les discours de Pablo Iglesias, qui prétendait il y a trois ans représenter "les gens" contre "la caste" dirigeante avant de faire une entrée fracassante au parlement avec 20% des voix et fulminait contre les politiciens "qui vivent dans des villas", se sont retournées contre lui. Des déclarations passées ont ainsi refait surface, comme un tweet de 2012 dans lequel il s'en prenait au ministre de l'Économie, Luis de Guindos, artisan de la politique d'austérité du gouvernement de Mariano Rajoy. "Confieriez-vous la politique économique d'un pays à quelqu'un qui dépense 600.000 euros dans une maison de luxe?", avait alors demandé le jeune professeur de sciences politiques.
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