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Pakistan: un ancien juge nommé à la tête du gouvernement intérimaire

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Pakistan: un ancien juge nommé à la tête du gouvernement intérimaire

Pakistan: un ancien juge nommé à la tête du gouvernement intérimaire
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Un ancien juge a été nommé lundi à la tête du gouvernement intérimaire qui gèrera à partir de cette semaine les affaires courantes au Pakistan jusqu'aux élections législatives qui s'y tiendront le 25 juillet, dont le prochain exécutif sera issu. Le nom de Nasir ul Mulk, 67 ans, un ancien chef de la Cour suprême actuellement en retraite, a été annoncé lors d'une conférence de presse par le Premier ministre Shahid Khaqan Abbasi et le leader de l'opposition à l'Assemblée nationale, Khursheed Shah. "Aujourd'hui est un jour important dans l'histoire démocratique du Pakistan. Son nom a fait l'objet d'un consensus", a déclaré le chef du gouvernement, alors que pouvoir et opposition peinaient depuis des jours à s'entendre sur l'identité du "caretaker", ce chef de l'exécutif intérimaire. "Nous avons choisi une personne dont le passé est très clair et dont le travail (à ce poste) sera le meilleur", a poursuivi M. Abbasi, dont le gouvernement transmettra le 31 mai, le dernier jour de son mandat, les rênes du Pakistan à M. ul Mulk. Celui-ci nommera ensuite un cabinet provisoire, qui s'effacera à son tour devant le gouvernement issu des prochaines élections. Quelques minutes après l'annonce, l'un des favoris du scrutin, l'ex-star de cricket Imran Khan, devenu héraut de l'opposition, a "félicité" Nasir ul Mulk pour sa nomination. Le magistrat, auréolé d'une réputation d'intégrité et qui n'est lié à aucun parti, a siégé près d'une décennie à la Cour suprême, qu'il a présidée entre juillet 2014 et août 2015. En 2012, il y avait décidé de la destitution d'un Premier ministre, Yousuf Raza Gilani, pour avoir refusé de rouvrir des poursuites pour corruption contre le président d'alors, Asif Ali Zardari. Sa nomination intervient deux jours après que la fixation officielle du 25 juillet comme date des prochaines législatives. Les favoris sont le parti au pouvoir, la Ligue musulmane du Pakistan (PML-N), fondée par l'ex-Premier ministre Nawaz Sharif, destitué pour corruption en juillet, et le Tehreek-e-Insaf - ou PTI, qui signifie " Mouvement pour la justice au Pakistan" -, d'Imran Khan. C'est la première fois dans l'histoire pakistanaise, marquée par de nombreux coups d'Etat militaires, que deux gouvernements civils successifs achèvent une législature complète.
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