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Ligue 2: soupçons de matches arrangés, coup d'envoi du procès

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Ligue 2: soupçons de matches arrangés, coup d'envoi du procès

Ligue 2: soupçons de matches arrangés, coup d'envoi du procès
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Le procès de l'affaire des soupçons de matches de football arrangés en Ligue 2 en 2014 a débuté lundi après-midi devant le tribunal correctionnel de Paris par des questions de procédure. Après l'appel des neuf prévenus, tous présents, les avocats de quatre d'entre eux, dont Jean-Marc Conrad, ancien patron du club de Nîmes, ont soutenu des requêtes en nullité de la procédure. Ils ont critiqué le fait que le juge d'instruction Serge Tournaire ait mené ses interrogatoires sur le fondement de la corruption, pour requalifier finalement la plupart des faits en "association de malfaiteurs" sans que leurs clients aient pu s'expliquer sur ce délit. Et la défense de l'un d'eux a dénoncé le fait que le juge ait "copié-collé" le réquisitoire du parquet national financier (PNF) dans son ordonnance. Le PNF s'est opposé à ces demandes, auxquelles le tribunal répondra au moment du jugement. Les anciens dirigeants nîmois sont soupçonnés d'avoir cherché à arranger leurs derniers matches de la saison 2013-2014 pour éviter que le club qu'ils venaient de reprendre ne soit relégué en National. Nîmes s'était maintenu en L2, mais sans qu'il soit établi que les tentatives d'arrangement, avec des "intermédiaires" parfois dignes des "Pieds nickelés", aient été fructueuses. Les prévenus ont nié toute intention corruptrice. Parmi les sept matches concernés - contre Bastia (1-1), Istres (victoire 1-0), Dijon (défaite 5-1), Brest (1-1), Laval (victoire 2-1), Caen (1-1) et Créteil (1-1) -, un est au cœur de l'affaire: la rencontre Caen-Nîmes du 13 mai 2014, soldée par un nul qui avait permis au club normand d'accéder à la Ligue 1 et aux Nîmois d'éviter la relégation. Pour ce match, Jean-François Fortin, ex-président de Caen (actuellement en L1), sera jugé pour corruption passive, et Jean-Marc Conrad pour corruption active. M. Conrad et Serge Kasparian, alors actionnaire principal de Nîmes, seront aussi jugés pour association de malfaiteurs en vue de la préparation du délit de corruption sportive avant la plupart des matches, comme Franck Toutoundjian, ancien président d'un club amateur, soupçonné d'avoir joué un rôle d'intermédiaire. Selon l'ordonnance du juge Tournaire, "l'intention" de MM. Conrad et Kasparian d'arranger les derniers matches de la saison "apparaît manifeste". Le tribunal devait étudier lundi les matches contre Bastia et Istres. Le procès est prévu jusqu'à vendredi.
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