DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Israël-Argentine, marche arrière et ardoise salée

Vous lisez:

Israël-Argentine, marche arrière et ardoise salée

Israël-Argentine, marche arrière et ardoise salée
Taille du texte Aa Aa
L'Association argentine de football (AFA), dirigée par une nouvelle équipe après le FifaGate, a dû faire marche arrière et annuler le match controversé Israël-Argentine, un match qui valait 3 millions de dollars. Le choix d'Israël répond à des intérêts politiques et était hasardeux, disent les uns. D'autres disent que c'était une bonne manière de mettre tous les atouts du côté de l'Albiceleste, rappelant qu'en 1986, avant la victoire en Coupe du monde, Maradona et ses coéquipiers avaient affronté Israël en amical. Un brin de superstition. Les dirigeants argentins ont mal évalué le contexte de fortes tensions israélo-palestiniennes après la décision des Etats-Unis de reconnaître Jérusalem comme capitale et d'y installer son ambassade, rompant avec un consensus international. - Messi dans la ville sainte - Le match était initialement prévu à Haïfa, mais les organisateurs ont finalement décidé qu'il serait joué à Jérusalem. Messi dans la ville sainte aux côtés des dirigeants Israéliens, l'image était insupportable pour les Palestiniens, qui ont mis toutes leurs forces dans la bataille pour faire échouer le projet. Depuis des semaines, le sélectionneur argentin Jorge Sampaoli exprimait son opposition à la rencontre. "Pour des raisons sportives", disait-il prudemment, rejetant la responsabilité de la rencontre sur l'AFA et son équipe dirigeante. En Argentine, ce dernier match amical en Israël ne recueillait pas l'enthousiasme, ni l'intérêt généré en Israël, à l'occasion du 70e anniversaire de la création de l'Etat hébreu. La chaîne argentine TN relevait mercredi que la chanteuse Shakira prenait soin de ne pas inclure dans ses tournées de concerts les zones de tensions. - Qui paiera l'addition? - Vendu pour la somme de trois millions de dollars à l'AFA, moins si Messi ne foulait pas la pelouse, l'annulation entraîne un manque à gagner pour l'organisateur israélien et la fédération argentine. Lors d'un point-presse à Barcelone, Claudio Tapia a ouvert la porte à une reprogrammation de la rencontre en Israël ou ailleurs. En octobre, croient savoir des médias argentins. Aucune information officielle n'a été divulgué sur le montant du contrat, mais la presse argentine assure que l'AFA a déjà encaissé 1,5 millions de dollars. Dès le départ, la rencontre semblait répondre à des intérêts financiers, plus que sportifs. Plus de 30.000 billets pour le match avaient été vendus et une ambiance de fête attendait les 22 joueurs. Le patron de l'AFA a présenté ses excuses aux passionnés privés de match. L'Argentine avait déjà disputé quatre matches amicaux d'avant-Mondial contre Israël, mais jamais à Jérusalem. Tapia, un chef d'entreprise et syndicaliste de 50 ans, nommé voici un an, n'a pas mesuré les conséquences diplomatiques que pouvaient revêtir une telle rencontre. "Ma responsabilité comme président de l’AFA est d’œuvrer pour la sécurité de mes gens, c'est pour cela que j'ai pris cette décision. J'espère que ce sera perçu comme une contribution à la paix mondiale, le football est un jeu et va au delà des religions, et n'a rien à voir avec la violence". "Maintenant, a assuré Tapai, nous mettons toute notre énergie dans le Mondial", qui débute le 16 juin pour l'Albiceleste , contre l'Islande, dans le groupe D, qui compte également la Croatie et le Nigeria.
Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2018 - Agence France-Presse.
+Voir plus
Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© 2018 - Agence France-Presse. Toutes les informations (texte, photo, vidéo, infographie fixe ou animée, contenu sonore ou multimédia) reproduites dans cette rubrique (ou sur cette page selon le cas) sont protégées par la législation en vigueur sur les droits de propriété intellectuelle. Par conséquent, toute reproduction, représentation, modification, traduction, exploitation commerciale ou réutilisation de quelque manière que ce soit est interdite sans l’accord préalable écrit de l’AFP, à l’exception de l’usage non commercial personnel. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des retards, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus dans le domaine des informations de presse, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations. AFP et son logo sont des marques déposées.