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Tour de France Dopage: le difficile après-Festina de Bardet

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Tour de France Dopage: le difficile après-Festina de Bardet

Tour de France Dopage: le difficile après-Festina de Bardet
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Les jeunes coureurs, à l'image de Romain Bardet, ont payé durement le retentissant scandale de dopage du Tour de France 1998 durant la période appelée l'après-Festina. Le meilleur Français des derniers Tours (2e en 2016, 3e en 2017) n'était encore qu'un enfant à l'époque. "J'avais sept ans, ça demeurait assez abstrait", répond-il à l'AFP. Mais il se souvient des années suivantes. "J'ai commencé à courir sur les gravats de l'affaire Festina", raconte-t-il. "J'en ai payé personnellement les pots cassés comme beaucoup de jeunes coureurs, cela n'a pas été facile à assumer pendant mes années de collège et de lycée, il fallait vivre avec ça". "Une génération s'est construite en rejet, avec la ferme volonté de montrer une autre image de notre sport et on voit, vingt ans après, que d'énormes progrès ont été faits. C'est une lutte quotidienne, on sait que rien n'est gagné contre le dopage. Mais les choses sont davantage encadrées aujourd'hui, il y a beaucoup moins de risques de faillite collective comme cela a pu être le cas". - "Le cyclisme a été précurseur" - Présent au plus haut niveau dès les catégories de jeunes, l'Auvergnat est passé professionnel en 2012 dans l'équipe AG2R La Mondiale: "Dès mes débuts chez les pros, j'ai été soumis au programme antidopage. On a vraiment senti que c'était un système institutionnalisé qui permettait d'avoir des règles communes. Le cyclisme a été précurseur, c'est une certitude, dans cette approche vers plus de transparence, plus de contrôles des athlètes." Instruit par le passé, Bardet prône la vigilance, "plus de transparence, plus de contrôles des athlètes et une vraie fermeté contre des pratiques qui ont bien failli avoir eu raison de ce sport". Pense-t-il aux autorisations à usage thérapeutique (AUT) dont l'usage a pu être détourné à des fins d'amélioration de performance ? "C'est un sujet très délicat, répondait-il début juin en étant conscient qu'"on ne peut pas priver indéfiniment de compétition des coureurs souffrant de pathologies démontrées". Le Français à la réputation sans tâche demande "un contrôle beaucoup plus strict de ce type de délivrance pour réduire la part d'opacité". Et il ajoute: "C'est facile dans les discours d'appeler à plus de transparence, convient-il, dans les faits c'est un sujet épineux. Mais ça mérite que ce soit davantage public".
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