DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Pakistan: l'ex-Premier ministre Nawaz Sharif condamné à 10 ans de prison pour corruption

Vous lisez:

Pakistan: l'ex-Premier ministre Nawaz Sharif condamné à 10 ans de prison pour corruption

Pakistan: l'ex-Premier ministre Nawaz Sharif condamné à 10 ans de prison pour corruption
Taille du texte Aa Aa
L'ancien Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif a été condamné vendredi à une peine de dix ans de prison par un tribunal anti-corruption, selon des sources judiciaires, ce qui porte un coup sérieux à son parti avant des élections législatives prévues le 25 juillet. M. Sharif, absent à l'audience qui s'est déroulée dans un tribunal d'Islamabad, "a été condamné à 10 ans de prison et à une amende de huit millions de livres" (10 millions de dollars) dans une affaire concernant l'achat de plusieurs appartements de luxe à Londres, a déclaré son avocat Mohammad Aurangzeb à l'AFP. Selon le procureur Sardar Muzaffar Abbas, le tribunal a également ordonné la saisie des appartements en question par le gouvernement fédéral. Trois des quatre enfants de M. Sharif étaient également mis en cause dans l'affaire des appartements, dont sa fille et présumée héritière politique Maryam Sharif. Cette dernière a été condamnée vendredi à 7 ans de prison. M. Sharif se trouve actuellement à Londres au chevet de son épouse, atteinte d'un cancer, de même que sa fille. En juillet 2017, la Cour suprême pakistanaise avait mis fin prématurément au troisième mandat de Nawaz Sharif à la tête du gouvernement, après des révélations sur de luxueux biens immobiliers détenus par sa famille via des holdings off-shore. La justice pakistanaise a ensuite interdit à M. Sharif de diriger son parti, le PML-N, puis de participer à tout scrutin à vie. Son clan nie toute malversation et laisse entendre que Nawaz Sharif est victime d'une conspiration ourdie par la puissante armée pakistanaise. Le parti PML-N est actuellement dirigé par son frère Shahbaz Sharif et est l'un des principaux partis en lice aux élections législatives prévues le 25 juillet dans le pays. Son principal rival est le PTI, dirigé par l'ancien champion de cricket Imran Khan. "Nous rejetons cette décision" judiciaire, a immédiatement réagi Shahbaz Sharif depuis son fief de Lahore lors d'un point presse retransmis à la télévision. "Je vais descendre dans les rues et parler aux gens de cette décision injuste et nous défendrons notre cause devant le tribunal du peuple le 25 juillet", a-t-il poursuivi. "Nous allons mener notre campagne électorale et protester de manière pacifique contre cette décision", a-t-il ajouté. On ignorait dans l'immédiat si Nawaz Sharif entendait revenir au Pakistan après le verdict, qui le place dans une "position difficile", selon l'analyste politique Rasool Bukhsh Rais. "Si Sharif ne revient pas, son parti est fini", estime-t-il. "S'il revient, il faudra qu'il se batte devant les tribunaux et il va beaucoup souffrir. Mais au moins il sauvera son parti", juge-t-il.
Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2018 - Agence France-Presse.
+Voir plus
Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© 2018 - Agence France-Presse. Toutes les informations (texte, photo, vidéo, infographie fixe ou animée, contenu sonore ou multimédia) reproduites dans cette rubrique (ou sur cette page selon le cas) sont protégées par la législation en vigueur sur les droits de propriété intellectuelle. Par conséquent, toute reproduction, représentation, modification, traduction, exploitation commerciale ou réutilisation de quelque manière que ce soit est interdite sans l’accord préalable écrit de l’AFP, à l’exception de l’usage non commercial personnel. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des retards, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus dans le domaine des informations de presse, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations. AFP et son logo sont des marques déposées.