DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Italie: le fonds américain Elliott contrôle l'AC Milan, fin de l'ère chinoise

Vous lisez:

Italie: le fonds américain Elliott contrôle l'AC Milan, fin de l'ère chinoise

Italie: le fonds américain Elliott contrôle l'AC Milan, fin de l'ère chinoise
Taille du texte Aa Aa
Fin de l'épisode chinois pour l'AC Milan: le fonds américain Elliott contrôle désormais le prestigieux club de football italien qu'il entend de nouveau porter vers le succès en lui assurant une stabilité financière. Elliott prend le contrôle du club car l'investisseur chinois Li Yonghong n'a pas honoré une dette arrivée à échéance. M. Li avait jusqu'au vendredi 6 juillet pour payer 32 millions d'euros au fonds américain qui les lui avait prêtés pour le rachat du club. Dans un communiqué publié dans la nuit de mardi à mercredi, Elliott annonce qu'avec cette prise de contrôle s'ouvre un "nouveau chapitre pour l'AC Milan". "La vision d'Elliott pour l'AC Milan est simple: créer de la stabilité financière et établir un management solide; réaliser un succès à long terme pour l'AC Milan en se concentrant sur les fondamentaux et s'assurer que le club est bien capitalisé; et mener un modèle opérationnel durable qui respecte les régulations de fair play financier de l'UEFA". Les difficultés se sont accumulées ces derniers mois autour du club italien alors que les interrogations se renforçaient au sujet de la stabilité financière du consortium chinois ayant repris le club en 2017. A la recherche de son glorieux passé (18 titres nationaux et 7 Ligue des champions), l'AC Milan, qui a dépensé quelque 200 millions d'euros pour recruter des joueurs l'été dernier, a terminé à une décevante 6e place du championnat d'Italie remporté par la Juventus Turin. Le club rossonero s'est également retrouvé dans le collimateur de l'UEFA au sujet du fair-play financier. L'AC Milan a ainsi été exclu fin juin de la prochaine Europa League, pour laquelle il était qualifié, pour violation des règles de ce fair-play financier, décision contre laquelle le club lombard a fait appel auprès du Tribunal arbitral du sport (TAS), instance suprême en matière de justice sportive. Face à cette situation, Elliott souligne mesurer "le challenge et la responsabilité que la propriété de cette grande institution représente". - Injection de 50 millions d'euros - Elliott dit "être heureux non seulement de soutenir le club dans ce moment difficile, mais aussi du challenge de réaliser des objectifs ambitieux pour le futur avec le succès sur le terrain de l'entraîneur Gattuso et de ses joueurs". Parmi les premières mesures, le fonds injectera "50 millions d'euros en capitaux propres pour stabiliser les finances du club". Et il "prévoit de nouvelles injections de capital dans le temps pour poursuivre la transformation de l'AC Milan". "Soutien financier, stabilité et surveillance appropriée sont des prérequis nécessaires pour un succès sur le terrain et une expérience de premier rang mondial pour les fans. Elliott se réjouit du challenge de réaliser le potentiel du club et de le faire revenir au panthéon des clubs européens de football de premier rang auquel il appartient", a affirmé le fondateur et PDG d'Elliott, Paul Singer, cité dans le texte. Il s'est dit convaincu "de l'opportunité de l'AC Milan en terme de création de valeur". Le club a convoqué pour jeudi un conseil d'administration qui convoquera à son tour une assemblée générale, vraisemblablement la semaine prochaine, pour remplacer les membres chinois de la direction. Propriété de l'ancien chef de gouvernement italien Silvio Berlusconi, le prestigieux club avait été officiellement racheté le 13 avril 2017 pour 740 millions d'euros par des investisseurs chinois menés par le mystérieux Li Yonghong. L'opération conclue, pleine de retournements de situation et de retards, portait sur le rachat de 99,93% des parts du club, ainsi que le rachat de la dette du club, soit 220 millions d'euros au 30 juin 2016. Mais le projet avait considérablement évolué depuis ses débuts, le groupe d'investisseurs chinois se réduisant au fur et à mesure face aux difficultés à réunir les fonds et à les faire sortir de Chine. Pour faire aboutir le projet, Li a dû baser sa société au Luxembourg et a surtout dû obtenir le soutien du fonds Elliott. Celui-ci lui avait accordé un prêt de plus de 300 millions d'euros à des taux d'intérêt importants, jusqu'à 11% pour certaines tranches selon les médias italiens.
Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2018 - Agence France-Presse.
+Voir plus
Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© 2018 - Agence France-Presse. Toutes les informations (texte, photo, vidéo, infographie fixe ou animée, contenu sonore ou multimédia) reproduites dans cette rubrique (ou sur cette page selon le cas) sont protégées par la législation en vigueur sur les droits de propriété intellectuelle. Par conséquent, toute reproduction, représentation, modification, traduction, exploitation commerciale ou réutilisation de quelque manière que ce soit est interdite sans l’accord préalable écrit de l’AFP, à l’exception de l’usage non commercial personnel. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des retards, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus dans le domaine des informations de presse, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations. AFP et son logo sont des marques déposées.