DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Nicaragua: l'UE demande l'arrêt immédiat des violences

Vous lisez:

Nicaragua: l'UE demande l'arrêt immédiat des violences

Taille du texte Aa Aa
L'Union européenne a demandé mardi la "fin immédiate" de la violence au Nicaragua et exigé le démantèlement des groupes armés irréguliers, dans une déclaration publiée au cours d'une réunion avec les pays de la Communauté des Etats d'Amérique Latine et des Caraïbes. "L'Union européenne attend la fin immédiate de la violence, de la répression et des détentions arbitraires, ainsi que le respect des libertés fondamentales", a écrit la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini dans un courrier au ministre des Affaires étrangères du Nicaragua, Denis Moncada, dans lequel elle dénonce la "nouvelle détérioration de la situation dans le pays". La prise de position de Mme Mogherini suit la condamnation des violences au Nicaragua par treize pays latino-américains au cours de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE et des pays membres de la Communauté des Etats d'Amérique Latine et des Caraïbes (CELAC) à Bruxelles. L'UE a annoncé une aide humanitaire de 300.000 euros pour "faciliter l'accès aux soins pré-hospitaliers et le transport des blessés dans les violences" et a décidé de renforcer son soutien aux défenseurs des droits de l'homme. Federica Mogherini a dit la disponibilité de l'UE pour participer à un processus de réconciliation, mais à rappelé les conditions préalables: "mise en œuvre de toutes les recommandations de la Commission interaméricaine des droits de l'homme (CIDH) et des commissions convenues dans le cadre du dialogue, notamment la Commission sur la vérification et la sécurité et celles sur la justice et la démocratisation". Les Etats membres sont très réticents à s'engager dans les conditions actuelles avec "un pouvoir autocrate et kleptocrate qui n'est pas prêt à négocier", a confié à l'AFP un responsable européen. "Ce serait une perte de crédibilité pour l'UE", a-t-il soutenu. Le président Daniel Ortega, 72 ans, à la tête du Nicaragua depuis 2007 après l'avoir déjà dirigé de 1979 à 1990, est accusé d'avoir mis en place avec son épouse Rosario Murillo, qui occupe les fonctions de vice-présidente, une "dictature" marquée par la corruption et le népotisme. Ses adversaires demandent des élections anticipées ou son départ. La répression des manifestations a fait plus de 300 morts et des centaines de blessés.
Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2018 - Agence France-Presse.
+Voir plus
Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© 2018 - Agence France-Presse. Toutes les informations (texte, photo, vidéo, infographie fixe ou animée, contenu sonore ou multimédia) reproduites dans cette rubrique (ou sur cette page selon le cas) sont protégées par la législation en vigueur sur les droits de propriété intellectuelle. Par conséquent, toute reproduction, représentation, modification, traduction, exploitation commerciale ou réutilisation de quelque manière que ce soit est interdite sans l’accord préalable écrit de l’AFP, à l’exception de l’usage non commercial personnel. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des retards, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus dans le domaine des informations de presse, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations. AFP et son logo sont des marques déposées.