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Afghanistan : Jalalabad à nouveau visée, au moins quinze morts

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Afghanistan : Jalalabad à nouveau visée, au moins quinze morts

Afghanistan : Jalalabad à nouveau visée, au moins quinze morts
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Au moins 15 personnes ont été tuées mardi dans une attaque contre un bâtiment gouvernemental à Jalalabad, une ville de l'est de l'Afghanistan où une école de sages-femmes avait également été visée le week-end dernier.

Les trois assaillants ont de leur côté tous trouvé la mort, ont affirmé les autorités.

Ce n'est qu'après cinq heures d'intenses combats que les forces de sécurité ont repris le contrôle des locaux du Département des réfugiés et des rapatriés dans lesquels étaient présents un nombre inconnu d'employés et de visiteurs, a déclaré Attaullah Khogyani, le porte-parole du gouverneur de la province de Nangarhar.

Il a ajouté que quinze personnes avaient été tuées et quinze autres blessées dans cette attaque qui a commencé vers 11H00 (06H30 GMT) et n'a pas été revendiquée.

Certains des morts étaient "brûlés jusqu'à en être méconnaissables", a quant à lui souligné le directeur de l'administration provinciale de la santé publique, Najibullah Kamawal.

"J'ai vu une (Toyota) Corolla noire déposer trois hommes armés devant la porte du département. L'un d'eux s'est immédiatement fait sauter et les deux autres sont entrés dans le bâtiment", a raconté un témoin, Omaid.

Selon Attaullah Khogyani, un deuxième assaillant a été rapidement tué par les forces de sécurité, qui ont par la suite abattu le troisième.

A Kaboul, le porte-parole du ministère des Réfugiés et des Rapatriés Hafiz Ahmad Miakhail a pour sa part annoncé que "malheureusement, d'après nos premières informations, il y a des victimes parmi nos employés".

En fin de journée, Haroon cherchait toujours son père, qui travaille dans le bâtiment pris pour cible mardi.

"Je l'appelle, il ne répond pas. Je suis inquiet, c'est un vieux monsieur", a-t-il déclaré à l'AFP.

- Une explosion, puis des tirs -

L'attaque a débuté lorsqu'un kamikaze a fait exploser une voiture contenant des explosifs à l'entrée de l'immeuble où des représentants locaux, "tous afghans", des organisations partenaires étrangères du Département des réfugiés s'entretenaient avec des membres du personnel, d'après les autorités.

"Une dizaine de minutes avant la fin de la réunion, nous avons entendu une explosion, puis des tirs", a témoigné auprès de l'AFP un responsable de cette administration.

"Nous avons regardé en bas et vu deux assaillants entrant dans le bâtiment", a-t-il poursuivi, expliquant s'être réfugié avec d'autres participants aux discussions à l'étage le plus élevé.

Les forces de sécurité ont aussitôt été déployées et ont bouclé tout le quartier, qui abrite aussi les bureaux de plusieurs agences internationales, tandis qu'une fumée noire s'élevait dans le ciel.

"Un certain nombre d'employés et de visiteurs" ont été pris en otages, a raconté un membre du conseil provincial du Nangarhar, Zabiullah Zmarary.

Les talibans ont fait savoir, via un message sur le réseau WhatsApp, qu'ils n'avaient "aucun lien" avec ces violences, laissant supposer que les assaillants appartenaient au groupe Etat islamique (EI), toujours très présent dans la région.

Samedi, une école de sages-femmes dans le centre de Jalalabad avait été la cible d'une attaque qui avait fait, selon le gouverneur, deux morts - trois selon la police - parmi les gardes. Près de 70 étudiantes et leurs formateurs avaient été secourus après sept heures de suspense et les deux assaillants abattus.

L'EI avait revendiqué via son organe de propagande une attaque "contre l'USaid" à Jalalabad - l'agence de développement des Etats-Unis - sans mentionner l'école.

Le groupe Etat islamique subit une forte pression militaire, notamment américaine, visé par des vagues de raids aériens, et a été contraint ces derniers mois d'abandonner les districts - ses trois principaux fiefs en Afghanistan - à la frontière pakistanaise.

Dans un incident séparé, au moins onze personnes sont mortes et 31 blessées lorsque le car qui les transportait a sauté sur une mine mardi dans la province de Farah (ouest). La plupart des victimes sont des femmes et des enfants. Le porte-parole de la police provinciale a accusé les talibans d'avoir posé cette mine.

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