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Les agriculteurs européens asphyxiés

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Les agriculteurs européens asphyxiés

Les agriculteurs européens asphyxiés
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REUTERS/Arnd Wiegmann
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Dans le Nord de l'Angleterre, les champs sont littéralement grillés à perte de vue. Alors que l'Europe suffoque sous la canicule, les agriculteurs doivent gérer des situations de crise dans de nombreux pays.

En France, certains demandent au gouvernement de reconnaître l'état de "calamité agricole" et se tournent vers Bruxelles pour un assouplissement de certaines normes environnementales.

Des restrictions d'eau ont été instaurées en Angleterre et en Irlande du Nord, contraignant les fermiers à labourer à défaut d'arroser. Sous ces chaleurs record, les éleveurs eux aussi ont bien du mal à s'occuper de leurs troupeaux.

Des hélicoptères pour abreuver les vaches suisses

En Suisse, situation exceptionnelle : des hélicoptères de l'armée ont été réquisitionnés pour transporter de l'eau vers des citernes asséchées en altitude, notamment dans le Pays-d’Enhaut. Une cinquantaine d'alpages avaient tiré la sonnette d'alarme.

"La situation est très préoccupante puisque la Suisse n'a pas connu un printemps aussi peu pluvieux depuis 1921, les sources sont largement taries et une vache boit environ 8 tonnes, soit 150 litres d'eau par jour...", explique Philippe Leuba, conseiller d'État du canton de Vaud, à l'initiative de l'intervention des hélicoptères.

Grégoire Martin, gérant d'une ferme à Rossinière, a vu la situation se dégrader d'année en année :

"Cela fait 13 ans que je loue cet alpage (en Suisse), on a dû transporter de l'eau quelques fois mais jamais à ce point là. Il y a deux ans, on avait déjà eu recours à l'hélicoptère de l'armée, mais à long terme cela ne peut pas continuer comme ça. Actuellement, notre propriétaire a lancé projet pour créer un lac artificiel pour stocker de l'eau pendant l'hiver, et normalement cela devrait subvenir aux besoins du bétail pour tout l'été."

En France, les vendanges ont déjà commencé dans l'Aude. Comme tous les ans ou presque, c'est le village de Fitou qui lance le coup d'envoi, encore un peu plus tôt que d'habitude. Les températures élevées rendront les récoltes plus délicates mais elles n'auront pas d'impact sur le cru 2018 de la région.