DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

"Mutinerie" au QG de l'UNRWA à Gaza après des licenciements selon la direction

Vous lisez:

"Mutinerie" au QG de l'UNRWA à Gaza après des licenciements selon la direction

"Mutinerie" au QG de l'UNRWA à Gaza après des licenciements selon la direction
Taille du texte Aa Aa

Des employés de l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) ont occupé partiellement le QG de cette organisation à Gaza après des licenciements, a indiqué mercredi la direction en dénonçant une "mutinerie".

L'UNRWA a commencé à procéder à des licenciements de plus de 250 de ses employés palestiniens en Cisjordanie occupée et dans la bande de Gaza à la suite de coupes de 300 millions de dollars de l'aide américaine annuelle.

Cette décision a déclenché des protestations quotidiennes du syndicat des employés à Gaza et menace l'ouverture de plus de 200 écoles pour la rentrée scolaire dans l'enclave palestinienne contrôlée par le mouvement islamiste Hamas.

"Ils se sont emparés du complexe où se trouve mon bureau", a déclaré à l'AFP Mattias Schmale, le directeur de l'UNRWA à Gaza.

Il a reconnu que l'UNRWA ne contrôlait plus entièrement le site, soulignant que cela fait plus de deux semaines qu'il ne peut plus se rendre dans son bureau.

"Je suis le capitaine d'un bateau avec 13.000 matelots à bord et ils m'ont interdit l'accès du pont (...)", a ajouté M. Schmale, en allusion au nombre d'employés de l'UNRWA.

Il a accusé le syndicat des employés de l'UNRWA de se livrer à des intimidations. "Ils ont menacé et intimidé les autres membres du personnel. Ils ont franchi une ligne rouge", a ajouté M. Schmale en se disant "très inquiet quant à la sécurité de (ses) collègues palestiniens".

Le syndicat a démenti ces accusations en affirmant que son mouvement était pacifique.

"C'est un sit-in pacifique à l'intérieur du QG pour réclamer le droit des employés à continuer de faire leur travail", a déclaré Amir al-Mishal, dirigeant du syndicat.

L'UNRWA apporte son aide à des millions de Palestiniens enregistrés comme réfugiés dans les Territoires palestiniens, en Jordanie, au Liban ou en Syrie. Plus de 500.000 enfants étudient dans les écoles de l'UNRWA qui fournit aussi des soins et une aide sociale. L'agence emploie plus de 20.000 personnes au Proche-Orient, en majorité des Palestiniens.

Mercredi, un haut responsable du Hamas, Mahmoud Zahar, a rendu visite aux manifestants au QG de l'UNRWA et leur a affirmé le soutien total du mouvement islamiste, selon un journaliste de l'AFP sur place.

M. Schmale a indiqué qu'une telle visite dans le QG d'un responsable du Hamas - une organisation considérée comme "terroriste" par plusieurs pays occidentaux-, est interdite car elle viole les règles d'impartialité de l'ONU.

Un petit nombre d'employés ont entamé une grève de la faim devant le bureau de M. Schmale.

Ismaïl al-Talaa, qui travaille à un programme de soutien psychologique dans une école, indique qu'il en est à son quatrième jour de grève. Il affirme que son salaire mensuel d'environ un millier de dollars n'est pas à comparer avec ce qu'il qualifie "d'énormes" revenus et avantages dont bénéficient M. Schmale et les autres cadres de l'UNRWA.

Environ 80% des quelque deux millions d'habitants l'enclave, soumis depuis plus de dix ans à un blocus israélien, dépendent de l'aide étrangère.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2018 - Agence France-Presse.
+Voir plus
Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© 2018 - Agence France-Presse. Toutes les informations (texte, photo, vidéo, infographie fixe ou animée, contenu sonore ou multimédia) reproduites dans cette rubrique (ou sur cette page selon le cas) sont protégées par la législation en vigueur sur les droits de propriété intellectuelle. Par conséquent, toute reproduction, représentation, modification, traduction, exploitation commerciale ou réutilisation de quelque manière que ce soit est interdite sans l’accord préalable écrit de l’AFP, à l’exception de l’usage non commercial personnel. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des retards, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus dans le domaine des informations de presse, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations. AFP et son logo sont des marques déposées.