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Coronavirus : plus de 13 000 morts et confinement prolongé en Italie

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Par euronews  avec AFP
Une clinique mobile dans les rues de Milan, le 1er avril 2020.
Une clinique mobile dans les rues de Milan, le 1er avril 2020.   -   Tous droits réservés  MIGUEL MEDINA/AFP or licensors   -  

727 nouvelles personnes ont succombé au Covid-19 lors dernières 24 heures en Italie. Le nombre total de décès est de 13 155, selon le dernier bilan communiqué ce mercredi soir par le ministère italien de la santé.

Ce nombre, dramatique, entretient toutefois l'espoir car il est en baisse. Hier, les autorités italiennes avaient en effet annoncé 837 nouveaux décès.

Sur l'ensemble du territoire italien, 110 574 cas confirmés ont été répertoriés depuis le début de cette crise sanitaire. Rome a également indiqué que 4 035 personnes étaient toujours en soins intensifs ce mercredi soir.

Le confinement prolongé jusqu'au 13 avril

Le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte a confirmé mercredi soir que les mesures de confinement imposées aux Italiens allaient durer au moins jusqu'au 13 avril, le lundi de Pâques.

"Nous ne sommes pas encore dans les conditions qui nous permettant de lever les mesures. Je viens de signer un décret qui prolonge l'actuel régime (de restrictions, ndlr) jusqu'au 13 avril", a-t-il dit dans une allocution télévisée.

Si nous sommes une Union, il est temps maintenant de le prouver
Giuseppe Conte
Chef du gouvernement italien

Face à cette situation, le président du Conseil italien, Giuseppe Conte, a lancé ce mercredi un appel solennel à l'Allemagne en faveur d'une solidarité européenne renforcée pour surmonter le "tsunami" provoqué par la pandémie de Covid-19 qui a mis à genoux l'Italie

"Si nous sommes une Union, il est temps maintenant de le prouver", écrit M. Conte dans une tribune à paraître jeudi dans l'hebdomadaire allemand Die Zeit.

"Nous avons besoin d'une stratégie de reprise économique (…). Tous les Etats européens doivent maintenant apporter leur contribution, sans exception", poursuit le dirigeant italien, dont le pays est un membre fondateur de l'Union européenne et l'un de ses piliers.

Cette "solidarité (entre pays européens) doit s'exprimer dans un plan commun qui garantisse, par la transparence et la rigueur de tous les participants, qu'on n'en vienne pas à une union des transferts", ajoute-t-il.

L'Italie et l'Espagne, pays les plus touchés jusqu'à présent par la pandémie et dotés de finances publiques fragiles, souhaitent un soutien financier massif de l'UE pour surmonter les conséquences sanitaires, économiques et sociales de la crise.

Soutenus par la France, ils plaident pour une mutualisation des dettes des pays de la zone euro, qui pourrait prendre la forme de "corona bonds", ce que les pays du Nord, l'Allemagne en tête mais aussi les Pays-Bas, refusent.