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Jean Castex à Matignon : "Ce n'est pas le signe qu'on attendait", souligne un ex-député LREM

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Par euronews
Jean Castex à Matignon : "Ce n'est pas le signe qu'on attendait", souligne un ex-député LREM

Emmanuel Macron nomme un homme de la droite modérée et sociale à Matignon. Le haut fonctionnaire Jean Castex a succédé ce vendredi à Edouard Philippe au poste de premier ministre français, une semaine après la déconvenue du parti présidentiel aux élections municipales et au sortir d'une crise sanitaire majeure. Si les qualités de cet ex-collaborateur de Nicolas Sarkozy, maire LR de Prades et qui avait été chargé de coordonner le déconfinement en France, ont été louées sur Twitter par certaines figures de la droite, comme Xavier Bertrand et Valérie Pécresse, ce choix a été rapidement critiqué dans l'opposition. 

"Un Sarkozyste succède à un juppéiste, la droite succède à la droite", a taclé Boris Vallaud, porte-parole du Parti socialiste. "Avec le choix technocratique qui vient d’être fait, il n’y a clairement plus de Premier ministre", a pour sa part déclaré le président des Républicains Christian Jacob, dont le parti doit faire face à un nouveau transfuge au profit d'Emmanuel Macron, après Edouard Philippe, Bruno Le Maire et Gérald Darmanin.

Euronews s'est entretenue avec le député du Rhône Hubert Julien-Laferrière, qui a quitté le groupe LREM à l'Assemblée nationale en mars dernier, à cause de la décision d'utiliser le 49-3 dans le dossier de la réforme des retraites controversée, entre autres choses. "On va juger sur pièce, même s'il est vrai que nous attendions plutôt un tournant social avec un homme venant de la gauche ou de l'écologie, car il y a eu beaucoup d'annonces sur l'écologie. Nous avons effectivement un homme qui a fait ses preuves dans les fonctions qu'il a exercées, qui a été l'homme du déconfinement mais qu'on a pas vu beaucoup dans sa carrière sur les questions de transition écologique ou de réduction des inégalités sociales. Nous jugerons sur pièce mais ce n'est effectivement pas le signe qu'on attendait", a déclaré le député du Rhône et porte-parole du Groupe Écologie Démocratie Solidarité à l'Assemblée nationale. 

"Avec ce changement de premier ministre, Emmanuel Macron veut reprendre la main donc il a nommé un homme de confiance très proche de lui, plutôt qu'un politique avec lequel il devait composé comme Edouard Philippe" (...) Mais il va falloir juger les actes, et la tâche est immense, car il faut apaiser un pays qui est terriblement fracturé, avec des citoyens qui ne se rendent même plus aux urnes. La tâche est énorme pour apaiser le pays, pour redonner confiance dans l'action publique, redonner confiance dans ce qui étaient les promesses de 2017 : le renouvellement de notre démocratie, la transition écologique, l'urgence climatique, la réduction des inégalités de destin, qui étaient au coeur de la campagne de 2017", a-t-il également souligné en duplex sur le plateau d'euronews.