Entretien Joe-Biden - Vladimir Poutine : la souveraineté de l'Ukraine au cœur du problème

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Par euronews
Les présidents russe Vladimir Poutine et américain Joe Biden se serrant la main à Genève, en Suisse, 16 juin 2021
Les présidents russe Vladimir Poutine et américain Joe Biden se serrant la main à Genève, en Suisse, 16 juin 2021   -   Tous droits réservés  Alexander Zemlianichenko/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved

Éviter l'escalade entre l'OTAN, l'Ukraine et la Russie, c'est tout l'enjeu de l'entretien en visioconférence prévu ce jour entre Joe Biden et Vladimir Poutine. Selon ce que l'on sait, le président américain devrait tenter de dissuader son homologue russe d'envahir l'Ukraine.

Des responsables du renseignement américain affirment en effet que la Russie a massé environ 70 000 soldats près de sa frontière avec l'Ukraine et que le Kremlin a commencé à planifier une éventuelle invasion dès le début de l'année prochaine.

La Russie est-elle vraiment prête à intervenir militairement en Ukraine, comme lors de la guerre en 2014 qui a débouché sur l'annexion de la Crimée, ou veut-elle faire passer un message ? L'éclairage de Robert Burns, journaliste-analyste d'Associated Press :

"Ainsi, le président Poutine a répondu aux plaintes occidentales concernant les mouvements de troupes russes près de l'Ukraine. Poutine a dit : 'Et bien, ce que je veux, c'est des garanties, une sorte d'assurance juridique que l'OTAN et ses pays membres, comme les États-Unis, ne vont pas continuer à se déplacer vers l'est, vers les frontières russes, et à mettre leurs troupes en Ukraine ou ailleurs le long de la périphérie russe.'"

Moscou veut donc une garantie que l'Ukraine ne rejoindra pas l'OTAN. Or ni Kiev, ni Washington ne veulent prendre un tel engagement même si, dans les faits, la procédure d'adhésion de l'Ukraine à l'alliance militaire occidentale, bien qu'ouverte, semble gelée.

Hier soir, **Washington a en revanche déjà fait savoir que si Moscou devait passer à l'acte, les Etats-Unis répondraient présents. **

Ils répondraient "favorablement" à une demande de présence militaire accrue de la part de leurs alliés de l'OTAN en Europe de l'Est. Et qu'ensuite, ils soutiendraient davantage l'armée ukrainienne. Ils ont également brandi la menace de sanctions économiques lourdes.

Et les dirigeants de la France, de l'Allemagne, de l'Italie et du Royaume-Uni, se sont aussi tous dit déterminés à ce que "la souveraineté" de l'Ukraine "soit respectée".

Pendant ce temps, en Ukraine, le président Volodymyr Zelensky s'est affiché aux côtés de son armée sur le front est dans le Donbass, près de Donetsk, en proie à des combats avec des séparatistes russes depuis 2014. 

Il venait de commémorer les 30 ans de la création de l'armée ukrainienne après l'explosion de l'Union soviétique et l'indépendance du pays en 1991.

Sources additionnelles • AP, AFP