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Covid-19 : Omicron se répand à une vitesse fulgurante en Europe

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Par euronews  avec AFP
Centre de vaccination à Saint-Quentin-en-Yvelines, dans l'ouest de Paris en France, le 22 décembre 2021
Centre de vaccination à Saint-Quentin-en-Yvelines, dans l'ouest de Paris en France, le 22 décembre 2021   -   Tous droits réservés  AP Photo/Michel Euler   -  

A deux jours de Noël, le très contagieux variant Omicron du coronavirus se répand à une vitesse fulgurante en Europe, provoquant une explosion des nouvelles contaminations.

Lors de son dernier point presse, Hans Kluge, le directeur de l'OMS pour l'Europe, a ainsi indiqué qu'"Omicron devient, ou est déjà devenu, dominant dans plusieurs pays y compris au Danemark, au Portugal et au Royaume-Uni, où les chiffres sont multipliés par deux tous les un jour et demi à trois jours, entraînant des taux inédits de transmission",

Le Vieux Continent enregistre actuellement le plus de cas, avec 2 870 947 cas ces sept derniers jours, soit 60% du total mondial. Suit ensuite l'ensemble constitué par les Etats-Unis et le Canada, avec 1 108 580 cas, soit 23%.

Record de contaminations et nouvelles mesures

Pour la première fois depuis le début de la pandémie, le Royaume-Uni a recensé ce mercredi plus de 100 000 nouveaux cas de coronavirus en 24 heures, en pleine flambée due au variant Omicron qui entraîne de nouvelles restrictions dans certaines régions.

Le gouvernement de Boris Johnson a néanmoins réduit de dix à sept jours la période d'isolement en Angleterre pour les personnes vaccinées ayant contracté le virus.

L'Espagne, qui a enregistré ce mercredi un record de plus de 60 000 nouveaux cas de Covid-19 en 24 heures, a décidé de rendre à nouveau obligatoire le port du masque en extérieur.

"Demain, nous tiendrons une réunion extraordinaire pour valide l'obligation du masque à l'extérieur et pour prendre des mesures visant à réduire la pression sur le système de santé.", Pedro Sánchez, chef du gouvernement espagnol

Le Premier ministre espagnol a précisé qu'il y aurait quelques exceptions à cette obligation: la pratique sportive, être seul – ou entouré de personnes de son foyer – dans un espace naturel comme à la montagne ou à la plage. Pedro Sanchez a expliqué que cette mesure était "temporaire" et serait retirée "dès que possible". Mais certaines régions espagnoles réclament des restrictions plus drastiques, comme la Catalogne qui attend le feu vert de la justice pour appliquer un couvre-feu de 1h à 6h du matin et fermer les discothèques à partir de jeudi.

En Belgique, où le nombre de nouvelles infections est pourtant en recul, le gouvernement a décidé de fermer à partir de ce dimanche les salles de spectacle, les théâtres et les cinémas. Les compétitions sportives seront également privées de public à partir de ce 26 décembre.

Une telle mesure avait déjà été prise en Allemagne. Le chancelier Olaf Scholz avait, en effet, annoncé ce mardi que les compétitions sportives se dérouleront à huis clos à compter du 28 décembre. Le successeur d'Angela Merkel a également indiqué que les contacts, même entre personnes vaccinées, seraient limités à un maximum de dix invités pour les fêtes du Nouvel An.

Vaccination des enfants de 5 à 11 ans en France

Face à l’accélération de l’épidémie de Covid-19, la France a démarré ce mercredi la vaccination des enfants de 5 à 11 ans et souhaite renforcer le télétravail, espérant freiner la propagation du variant Omicron qui sera bientôt majoritaire dans le pays selon les autorités.

SEBASTIEN BOZON/AFP
Jeune fille se faisant vacciner dans un centre de vaccination à Strasbourg, dans l'est de la France, le 22 décembre 2021SEBASTIEN BOZON/AFP

Depuis le début de la campagne de vaccination en France, 51 553 975 personnes ont désormais un reçu deux doses de vaccin, soit 76,5% de la population totale. Mais la dose de rappel n'a pas été "pour l'instant" élargie aux adolescents.

Ce jeudi, le président Emmanuel Macron a de nouveau appelé jeudi les Français à "prendre soin les uns des autres" notamment par des tests ou auto-tests avant de retrouver leurs proches pour les fêtes de fin d'année, face à la 5e vague de Covid-19 et l'arrivée du variant Omicron.

Les contaminations au Covid-19 continuent, en effet, de grimper dans le pays où 84 272 nouveaux cas ont été confirmés mercredi, selon les chiffres publiés par Santé publique France.

Sur les sept derniers jours, la moyenne s'est établie à 56 883 cas. Le ministre français de la Santé Olivier Véran a prévenu ce mercredi que le nombre des cas allait augmenter et qu'on dépasserait "très vraisemblablement les 100 000 contaminations par jour d’ici à la fin du mois".

La pression continue de monter sur les services de soins critiques qui comptent 3 147 patients contre 3 096 mardi, avec 322 nouvelles admissions.

Enfin, à l'approche des fêtes de fin d'année, 6,27 millions de personnes ont été testées en une semaine, contre 5,86 millions du 6 au 12 décembre, selon les chiffres des autorités sanitaires françaises (direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques).

Taux d'hospitalisation plus faible avec Omicron

Dans ce contexte, une lueur d'espoir est venue de deux études britanniques. Ces deux dernières, publiées ce mercredi, montrent en effet que les infections au variant Omicron du Covid-19 sont moins susceptibles de provoquer des hospitalisations par comparaison avec le variant Delta, confirmant une tendance observée en Afrique du Sud.

Ces études préliminaires - l'une venant d'Ecosse, l'autre d'Angleterre - ont été saluées par les experts, qui se sont toutefois montrés prudents.

"C'est une bonne nouvelle avec des nuances", a dit un co-auteur de l'étude écossaise, Jim McMenamin.

Selon cette étude, les risques d'hospitalisation à cause d'Omicron sont réduits de deux tiers par rapport à Delta. L'étude anglaise constate, elle, une réduction de 40 à 45% des hospitalisations pour une nuit ou plus.

Les données cliniques des dernières semaines laissent penser qu'Omicron n'est pas plus dangereux que ses prédécesseurs, notamment Delta. Mais les scientifiques mettent en garde contre un effet d'optique.

Le nombre de cas, qui semble doubler tous les deux à trois jours, pourrait entraîner mécaniquement une hausse du nombre de patients hospitalisés – notamment les non vaccinés et les personnes dites fragiles (très âgées, ou immunodéprimées par exemple) – et une fois de plus submerger les systèmes de santé. Même considéré pour le moment comme moins mortel, le variant Omicron risque ainsi d'entraîner davantage de décès.