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30 ans après, la Géorgie est toujours partagée sur l'héritage de l'Union soviétique

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Par euronews
Drapeau de l'URSS en Géorgie
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Il y a 30 ans, l'URSS s'écroulait, laissant derrière elle 15 républiques indépendantes. Parmi elles, on retrouve la République de Géorgie.

Au cœur de la capitale Tbilissi, il existe un endroit où le passé soviétique a été ramené à la vie. Dans ce marché, on peut retrouver de vieux objets qui rappellent les souvenirs de l'Union soviétique qui a duré presque 70 ans.

Pour certains, il s'agit simplement d'objets de collection à la mode, mais pour d'autres, ils rappellent des souvenirs douloureux qui les ont profondément marqués. Alors que certains Géorgiens, nostalgiques de cette époque, regrettent même l'ancien modèle social.

30 ans après, le pays semble toujours partagé sur l’héritage de l’Union soviétique.

L'influence de Moscou est toujours présente

En 1991, la dislocation de l'URSS a prouvé que le lien entre les 15 États de l'Union soviétique n'était pas aussi incassable. Mais 30 ans plus tard, Moscou tente toujours de renfoncer son contrôle dans ses anciennes colonies et décrit ces États comme faisant partie de sa sphère d'influence.

"Vladimir Poutine avait déclaré que la dissolution de l'Union soviétique était la plus grande catastrophe géopolitique du XXe siècle. Aujourd'hui, le président russe pense que les États post-soviétiques sont toujours sous l'influence de Moscou. La Russie a quelque peu accepté le fait qu'elle a perdu les pays baltes. Ces États ont réussi à s'en sortir à temps en rejoignant l'Union européenne et l'OTAN. Par contre en ce qui concerne la Géorgie et l’Ukraine, vous pouvez voir tous les problèmes qu’il y a aujourd’hui", explique Lasha Bakradze, un historien géorgien.

Les Géorgiens se sont exprimés en faveur d'un État souverain

Le régime communiste a eu un impact très important sur la vie des personnes ayant grandi en URSS. Cela se manifeste souvent dans leurs actions et leur pensée, même s’ils ne s’en rendent pas compte.

"La culture politique issue de la Fédération de Russie est toujours présente dans les États post-soviétiques qui ont émergé avec la fin de l'URSS. Comme l'avait dit un de mes collègues : vous pouvez sortir la Géorgie de l'Union soviétique, mais pas l'Union soviétique de la Géorgie", raconte Oliver Reisner, Professeur en études européennes et caucasiennes à l'Université d'État d'Ilia.

Malgré ces luttes, lors du référendum sur l'indépendance en 1991, la très grande majorité de Géorgiens a très clairement exprimé sa volonté d'avoir un État souverain et libre.