Covid : les soignants "démoralisés" vis-à-vis des malades non-vaccinés

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Par Euronews  avec AFP
Covid : les soignants "démoralisés" vis-à-vis des malades non-vaccinés
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En France, un conseil de défense sanitaire doit se tenir lundi pour évaluer la progression fulgurante des contaminations au variant Omicron.

Dans cet hôpital de la région parisienne, le service de réanimation arme de nouveaux lits pour parer à l'éventualité d'une vague de patients après le Nouvel an.

Charles Damoisel, chef du service des réanimations de l'hôpital Antoine-Béclère : "Maintenant, on est à deux ans, à deux ans d'évolution de cette maladie, deux ans de vagues, deux ans de travail supplémentaire pour pouvoir gérer les vagues et puis, pour rattraper aussi le travail des patients qui ont été déplacés.
En fait, l'activité a été soutenue tout le temps et, malheureusement, maintenant, le personnel est fatigué. Les gens ont une certaine lassitude. Et effectivement, on est dans une situation où il faut savoir gérer les équipes et se préparer à d'autres vagues, dans une vision pas ponctuelle, mais sur le long terme.
"

C'est épuisant psychologiquement de se battre pour tenter de soigner des gens qui prennent des lits de réanimation alors que ça pourrait être évité.
Shanon Poly
Infirmière

Les sept patients Covid du service de réanimation sont tous "relativement jeunes" et "non-vaccinés."

Selon les infirmières, ce n'est qu'une fois qu'ils sont en "grande détresse respiratoire que les malades regrettent de ne pas avoir été vaccinés."

Shanon Poly, infirmière : "C'est démoralisant ; on n'a pas fait ce métier pour faire que du Covid, on n'a pas fait ce métier pour être exposé à cette maladie. D'autant plus que ce sont des patients qui, finalement, ne sont pas vaccinés et ne veulent pas vraiment de soins. Donc c'est épuisant psychologiquement de se battre pour tenter de soigner des gens qui prennent des lits de réanimation alors que ça pourrait être évité."

Pour freiner le risque d'une vague d'hospitalisations, le ministère de la Santé a ramené à quatre mois le délai entre la dernière injection du vaccin et la dose de rappel.

Actuellement, la moitié des Français qui sont éligibles ont reçu une dose de rappel.