Covid-19 en France : record de contaminations, le gouvernement tente de contrôler la situation

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Par Stephane Hamalian  & Euronews  avec AFP
Centre de dépistage à Paris, France, le 24 décembre 2021
Centre de dépistage à Paris, France, le 24 décembre 2021   -   Tous droits réservés  Michel Euler/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved   -  

La France a enregistré un nouveau record de contaminations au Covid-19 ce mardi avec près de 180 000 nouveaux cas dans les dernières 24 heures.
Face à cette situation, le gouvernement tente de contrôler la situation.

Précisément, 179 807 contaminations ont été enregistrées en 24 heures, en pleine cinquième vague, selon les données publiées mardi soir par Santé publique France.

La tension continue de monter dans les hôpitaux : mardi, 2 110 nouvelles hospitalisations ont été dénombrées (contre 1 634 la ville), portant le total des lits occupés par des malades du Covid en France à 17 405.

Du côté des services de soins critiques, 417 nouvelles hospitalisations ont été dénombrées mardi, contre 328 la veille, pour un total de 3 416 personnes prises en charge dans ces services spécialisées dans les cas les plus graves.

Vaccination

Près de 700 000 personnes ont en outre reçu une injection de vaccin contre la Covid-19 mardi : 46 589 premières injections, et 613 757 doses de rappel.

Au total, 51 676 653 personnes disposent d'un schéma vaccinal complet (76,6% de la population totale) depuis le début de la campagne de vaccination en France. Et 23 059 934 personnes ont reçu une dose de rappel.

Les autotests disponibles en grande surface

À l'approche du réveillon de la Saint-Sylvestre, le gouvernement français a pris des mesures destinées à limiter la propagation du coronavirus en cette période de fêtes. L'annonce principale a été la transformation du pass sanitaire en pass vaccinal, mais les tests semblent faire leur retour dans le dispositif gouvernemental, des précisions ont été apportés mardi matin.

Plusieurs patrons de la grande distribution réclamaient de pouvoir en vendre depuis le mois d'avril. Les autotests font désormais leur apparition dans les grandes surfaces "à titre exceptionnel et jusqu'au 31 janvier 2022", selon un arrêté publié mardi au Journal officiel.

La vente des autotests antigéniques était jusqu'à présent limitée aux pharmacies, qui militaient pour en garder le monopole, se justifiant par leur rôle de conseil.

Saluant "une décision juste et utile" le président du groupe E.Leclerc a annoncé que ces autotests seraient vendus "à prix coutant".

Ils devraient arriver d'ici une dizaine de jours dans les rayons des grande surfaces françaises. Certaines enseignes, comme Carrefour, en avaient déjà commandé en mars. Celles qui sont installées dans des pays où les autotests sont déjà autorisés, comme l'Allemagne et la Belgique, disposent aussi de facilités d'approvisionnement.

De leur côté, les pharmaciens dénoncent cette libéralisation, estimant que ces dispositifs de dépistage doivent être préservés des appétits de la grande distribution.

"Les autotests ne sont pas une simple marchandise à mettre en GMS [grandes et moyennes surfaces, NDLR]. Je le répète l'encadrement par un professionnel de santé est fondamental. Nous n'allons pas en rester là", a réagi sur Twitter Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF).

Philippe Besset soutient que cette mesure est "un renoncement à la stratégie de tracing" de l'épidémie et indique qu'il se rendra à une rencontre avec le ministère de la Santé à midi sur le sujet.

Deux tests négatifs pour un retour en classe

Les élèves des classes de primaire où un cas positif de Covid a été diagnostiqué devront présenter au moins deux tests négatifs à plusieurs jours d'intervalle, contre un actuellement, pour revenir à l'école, a annoncé mardi le ministre français de l'Education, Jean-Michel Blanquer.

La rentrée des classes aura lieu comme prévu le 3 janvier mais le dépistage du Covid-19 sera élargi dans les établissements scolaires, a indiqué lundi Jean Castex, maintenant la ligne gouvernementale de ne fermer les établissements qu'en "dernier recours".

Le protocole actuel, décidé fin novembre, ne prévoit plus la fermeture d'une classe dès le premier cas détecté. A l'école primaire, quand il y a un cas positif, les enfants ne reviennent à l'école qu'en présentant un test négatif. Il en faudra bientôt au moins deux.

Prime de 100 euros pour certains infirmiers

Le Premier ministre Jean Castex a annoncé ce mardi une prime mensuelle de 100 euros nets pour les infirmiers et infirmières des services de soins critiques et de réanimation dès janvier 2022, très fortement sollicités par la crise du Covid-19.

Environ 24 000 personnes sont concernées par cette revalorisation salariale selon le chef du gouvernement qui s'exprimait à l'issue d'une visite, avec le ministre de la Santé Olivier Véran, d'un service de réanimation du Centre hospitalier intercommunal de Créteil.

Retour des jauges, télétravail, interdiction des concerts et de la consommation debout : le chef du gouvernement a annoncé lundi de nouvelles mesures face à la flambée du variant Omicron sans aller jusqu'au couvre-feu le 31 décembre ou un report de la rentrée scolaire.

S'agissant de la durée d'isolement des malades et de leurs cas-contacts, des ajustements seront précisés "d'ici la fin de semaine" a indiqué le chef du gouvernement.

L'objectif affiché est de limiter "l'impact sur la société d'une multiplication des contaminations et des cas contacts, qui peut entraîner une paralysie des services publics et privés", a ajouté le ministre de la Santé.

La durée d'isolement est actuellement de 10 jours pour les malades, à compter d'un test positif ou de l'apparition de symptômes et de 7 jours pour les "cas contacts", sauf exceptions: les personnes disposant d'un schéma vaccinal complet ne sont concernées que si le variant Omicron est détecté; les contacts vivant sous le même toit que les malades doivent s'isoler 17 jours.