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Kazakhstan : le président nomme Alikhan Smaïlov comme nouveau Premier ministre

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Par Euronews  avec AFP
Kazakhstan : le président nomme Alikhan Smaïlov comme nouveau Premier ministre
Tous droits réservés  AP/Kazakhstan's Presidential Press Service   -  

Le président du Kazakhstan a nommé Alikhan Smaïlov comme nouveau Premier ministre ce mardi.

Sa nomination qui intervient après plusieurs jours d'émeutes meurtrières a aussitôt été approuvée par la chambre basse du Parlement lors d'une séance retransmise en direct à la télévision.

Âgé de 49 ans, Alikhan Smaïlov était auparavant vice-Premier ministre du précédent gouvernement.

La veille, le président du Kazakhstan a assuré que son pays avait vaincu une "tentative de coup d'Etat" de "terroristes" étrangers, promettant le départ sous peu des troupes russes appelées à la rescousse.

La vie reprenait, elle, progressivement à Almaty, la plus grande ville de ce pays d'Asie centrale, où les troubles ont été les plus graves.

Les autorités ont rebranché par intermittence l'internet et rétabli progressivement les transports en commun, mais les façades calcinées de bâtiments publics et les carcasses de véhicules brûlés témoignent encore des affrontements.

Lors d'une visioconférence, le président kazakh Kassym-Jomart Tokaïev a fait le bilan des événements devant son homologue russe Vladimir Poutine et d'autres alliés qui ont déployé plus de 2 000 hommes dans l'ex-république soviétique.

Lui comme le maître du Kremlin ont promis un retrait de ces forces une fois leur mission accomplie, tout en affirmant que les événements sanglants avaient été orchestrés depuis l'étranger, rejetant l'idée d'un mouvement de contestation sociale ayant dégénéré face à l'ampleur de la misère et de la répression dans ce pays autoritaire de l'Asie centrale ex-soviétique.

Pour le président kazakh, des "groupes de combattants armés" se sont servis du mouvement de colère liés à une hausse des prix du carburant pour agir.

"Leur objectif est apparu clairement : saper l'ordre constitutionnel, détruire les institutions de gouvernance et prendre le pouvoir. Il s'agissait d'une tentative de coup d'Etat", a-t-il soutenu.

Le bilan humain des troubles, les pires qu'a connus cette ex-république soviétique depuis l'indépendance en 1991, reste inconnu. Les arrestations massives, elles, se poursuivaient lundi avec près de 8 000 interpellations dans tout le pays, selon le ministère de l'Intérieur.