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Les forces russes ont officiellement quitté le Kazakhstan

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Par Euronews  avec AFP
Les forces russes, le 14 janvier 2022, à leur arrivée à Ivanovo (Russie)
Les forces russes, le 14 janvier 2022, à leur arrivée à Ivanovo (Russie)   -   Tous droits réservés  Russian Defence Ministry/ HANDOUT/AFP   -  

Les forces armées russes et leurs alliés ont achevé mercredi leur retrait du Kazakhstan, après leur déploiement visant à épauler le pouvoir dans ce pays autoritaire d'Asie centrale, menacé début janvier par des émeutes meurtrières.

"L'opération de maintien de la paix (...) sur le territoire de la république du Kazakhstan est achevée", a déclaré, selon les agences russes, le général Andreï Serdioukov, à la tête de cette mission de l'Organisation du traité de sécurité collective (OTSC), alliance militaire conduite par Moscou.

Citant le ministère russe de la Défense, ces agences indiquent que "quatre avions de l'aviation de transport militaire russe avec des soldats de maintien de la paix ont décollé des aéroports de Nur-Sultan et d'Almaty" au Kazakhstan.

Fin de l'état d'urgence

Le retrait intervient le jour où le Kazakhstan a mis fin à l'état d'urgence instauré dans la foulée de manifestations contre une augmentation des prix de l'énergie qui ont dégénéré en émeutes et en répression dans les premiers jours de janvier.

Les autorités ont imputé les violences à des "terroristes", formés à l'étranger, une version qui leur a permis d'appeler à la rescousse les soldats russes et de l'OTSC.

Le contingent, dépêché le 6 janvier dans cette ex-république soviétique d'Asie centrale à l'invitation de son président Kassym-Jomart Tokaïev, comprenait 2.030 troupes russes, bélarusses, arméniennes, tadjikes et kirghizes.

Les violences de début janvier sont les plus graves au Kazakhstan depuis l'indépendance de ce pays en 1991.

Le bilan officiel est de 225 morts et les autorités ont fait état en outre de quelque 12.000 arrestations.

Le pouvoir kazakh a affirmé que les assaillants pilotés de l'étranger avaient instrumentalisé le mouvement social contre la vie chère mais n'a pas avancé de preuves quant à la nature "terroriste" des émeutes.

Les violences les plus graves ont eu lieu à Almaty avec des échanges de tirs, le pillage de magasins et l'incendie de la mairie et de la résidence présidentielle.