Tensions entre la Russie et l'Ukraine : pas de désescalade en vue

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Par Euronews  avec AFP
Des volontaires ukrainiens s'entraînent dans un parc à Kiev (22 janvier 2022)
Des volontaires ukrainiens s'entraînent dans un parc à Kiev (22 janvier 2022)   -   Tous droits réservés  Efrem Lukatsky/Copyright 2022 The Associated Press. All rights reserved.

D'un côté, du matériel militaire américain envoyé à l'Ukraine, de l'autre des avions russes en partance vers le Bélarus pour des exercices militaires conjoints...

Passe d'armes entre Londres et Moscou

Les tensions observées ce week-end autour de la crise ukrainienne continuent de susciter des inquiétudes renforcées par les déclarations de la cheffe de la diplomatie britannique, Lizz Truss, qui accuse Moscou de chercher à imposer un dirigeant pro-russe à Kiev et d'envisager d'occuper le pays.

"Nous ne tolérerons pas le complot du Kremlin visant à installer un pouvoir pro-russe en Ukraine", a écrit Lizz Truss sur Twitter puis de mettre en garde Moscou en cas d'incursion militaire sur le sol ukrainien.

Nous ne tolérerons pas le complot du Kremlin visant à installer un pouvoir pro-russe en Ukraine
Lizz Truss
Cheffe de la diplomatie britannique

Des candidats pro-russes pour prendre le pouvoir à Kiev

Selon la diplomatie britannique, l'ex-député ukrainien, Ievgeniï Mouraïev, figurerait parmi les candidats potentiels de Moscou pour prendre la tête d'une administration pro-russe à Kiev. Ce dernier dirige une petite formation politique pro-russe (Nashi) qui ne dispose actuellement d'aucun siège au Parlement ukrainien.

Ces allégations ont été qualifiées d'absurdes par le chef de la diplomatie russe, Sergeï Lavrov, qui appelle le Royaume-Uni à "mettre fin à ses provocations stupides (...) très dangereuses dans la situation actuelle".

De son côté, Kiev a annoncé son intention de démanteler toute structure oligarchique et politique pouvant œuvrer à déstabiliser le pays.

Le Pape appelle à une journée de la paix

Cette querelle diplomatique intervient alors que des dizaines de milliers de soldats russes sont massés à la frontière ukrainienne.

Moscou nie toute velléité d'attaque mais exige, en contrepartie d'une désescalade, la garantie que l'Otan ne poursuivra pas son expansion à l'Est, notamment en Ukraine. Une requête jugée inacceptable par les Occidentaux.

Ce dimanche, le Pape a dit suivre suivre "avec préoccupation" les tensions croissantes en Ukraine qui remettent en cause la sécurité du continent européen. François appelle à une journée de prière pour la paix mercredi.