Cet article n'est pas disponible depuis votre région

Crise en Ukraine : les Etats-Unis prêts à répondre "résolument" en cas d'invasion

Access to the comments Discussion
Par Euronews  avec AFP
Crise en Ukraine : les Etats-Unis prêts à répondre "résolument" en cas d'invasion
Tous droits réservés  Susan Walsh/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved.   -  

Joe Biden s'est entretenu jeudi avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Le président américain a assuré que les États-Unis et leurs alliés répondraient "résolument" en cas d’invasion russe et a évoqué la possibilité d'une aide économique supplémentaire pour l'Ukraine.

Le démocrate a également soulevé la "nette possibilité que les Russes puissent envahir l'Ukraine en février", une date déjà évoquée par les renseignements américains, a précisé sur Twitter la porte-parole du Conseil de sécurité nationale américain. Mais Washington dit également préparer de nouvelles sanctions économiques sévères à l'encontre de la Russie en cas d'invasion, visant notamment le gazoduc Nord Stream 2, cher à Moscou. 

"_En ce qui concerne Nord Stream 2, nous continuons à avoir des conversations très fortes et claires avec nos alliés allemands, et je veux être claire avec vous aujourd'hui : Si la Russie envahit l'Ukraine, d'une manière ou d'une autre, Nord Stream 2 n'avancera pa_s", a ainsi déclaré Victoria Nuland, la sous-secrétaire d'État américaine aux affaires politiques

Une position confirmée par la cheffe de la diplomatie allemande, Analena Baerbock, alors que le gouvernement allemand avait dans un premier temps été accusé de timidité et tergiversations. Analena Baerbock a ainsi déclaré que les "sanctions fortes" préparés par l'Occident en cas d'offensive russe incluaient aussi Nord Stream 2, qui attend toujours sa mise en service. Le sort de ce gazoduc controversé devrait être au cœur de la prochaine visite du chancelier allemand Olaf Scholz a la Maison Blanche, le 7 février.

"Offre de dialogue"

Les Occidentaux continuent donc de mettre la pression sur la Russie, qui s'est montrée pour le moins réservée au lendemain de la réception des réponses écrites des Etats-Unis et de l'Otan à ses demandes pour sortir de l'impasse actuelle. "La balle est dans leur camp", "nous espérons que Moscou va étudier ce que nous leur proposons et revenir à la table des négociations", a déclaré Victoria Nuland, réaffirmant qu'en cas de "rejet" de cette "offre de dialogue", les sanctions seraient "très douloureuses".

De son côté, la Russie poursuit ses manœuvres militaires à la frontière ukrainienne, ou plus de 100 000 soldats auraient été déployés depuis novembre dernier

Moscou dément toujours tout projet d'invasion mais s'estime menacée par l'expansion de l'Otan depuis 20 ans ainsi que par le soutien occidental à son voisin ukrainien. Elle a réclamé la fin formelle de l'élargissement de l'Alliance atlantique, notamment à l'Ukraine, et un retour des déploiements militaires occidentaux aux frontières de 1997.

Les Etats-Unis et l'Otan ont, sans surprise, formellement rejeté mercredi ces demandes clés de Moscou, tout en ouvrant à nouveau la porte à des négociations sur des limites réciproques au déploiement des missiles de courte et moyenne portée des deux puissances nucléaires rivales en Europe ainsi qu'aux exercices militaires aux abords du camp adverse.

"On ne peut pas dire que nos points de vue aient été pris en compte", a regretté le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Le chef de la diplomatie Sergueï Lavrov a lui aussi constaté l'absence d'une "réponse positive" à la principale revendication russe.

Mais il n'a pas fermé la porte au dialogue, relevant qu'on pouvait "espérer le début d'une conversation sérieuse sur des questions secondaires".